Facebook Twitter Appstore
Page d'accueil > Résultats de la recherche

§ Cambodge, Conseil constitutionnel, 26 février 2009, 167/005/2009

Imprimer

Numérotation :

Numéro de décision : 167/005/2009
Identifiant URN:LEX : urn:lex;kh;conseil.constitutionnel;arret;2009-02-26;167.005.2009 ?

Texte :

Conseil Constitutionnel du Cambodge
ROYAUME
DU CAMBODGE Conseil Constitutionnel                  Nation  
Religion   Roi ******
Dossier nº 167/005/2009
du 26 février 2009
       Décision
nº 106/002/2009CC.D                                    
du 16 mars 2009
                                    
Conseil
Constitutionnel

            - Vu la
Constitution du Royaume du Cambodge;
- Vu Preah Reach Krâm nº
CS/RKM/0498/06 du 08 avril 1998 promulguant la loi portant Organisation et
Fonctionnement du Conseil Constitutionnel ;
- Vu  Preah Reach Krâm nº NS/
RKM/0107/005 du 31 janvier 2007 promulguant la loi portant Amendement de la loi
sur l'Organisation et le Fonctionnement du Conseil Constitutionnel;
- Vu  Preah Reach Krâm nº NS/ RKM/0301/05
du 19 mars 2001 promulguant la loi portant sur la Gestion administrative des
Khum/Sangkat que le Conseil Constitutionnel a déclarée conforme à la
Constitution par décision nº 041/003/2001 CC.D du 24 février 2001 ;
- Vu Preah Reach Krâm nº
NS/RKM/0508/018 du 24 mai 2008 promulguant la loi portant Elections des Conseils :
Conseil Reach Theany, Conseils Khèt, Conseils Krong, Conseils Srok, Conseils
Khan, que le Conseil Constitutionnel a déclarée conforme à la Constitution par
décision nº 097/002/2008 CC.D du 12 mai 2008 ;
- Vu la lettre du 26 février 2009
des 15 députés demandant au Conseil Constitutionnel d'interpréter l'article 29
de la loi portant Elections des Conseils : Conseil
Reach Theany, Conseils Khèt, Conseils Krong, Conseils Srok, Conseils Khan, et d'interpréter l'article 16 de la loi
portant sur la Gestion administrative des Khum/Sangkat ainsi que d'examiner la constitutionalité de l'article 29 ci-dessus ; ladite
l ettre est reçue au Secrétariat
Général du Conseil Constitutionnel le 26 février  2009 à 16heures 50;


Après avoir entendu le rapporteur,
Après avoir délibéré conformément à la
loi,
- Considérant
que la demande des 15 députés en date du 26 février 2009, adressée au Conseil
constitutionnel d'interpréter et de contrôler la constitutionalité de l'article
29 de la loi portant Elections des Conseils : Conseil
Reach Theany, Conseils Khèt, Conseils Krong, Conseils Srok, Conseils Khan, et d'interpréter
l'article 16 de la loi portant
sur la Gestion administrative des Khum/Sangkat, ainsi que d'examiner la
constitutionalité de l'article 29 ci-dessus est recevable conformément aux
articles 136 (nouveau) et 141 (nouveau) de la Constitution et aux articles 15
(nouveau) et 18 (nouveau) de la loi portant Organisation et Fonctionnement du
Conseil Constitutionnel ;  
- Considérant que la loi portant Elections des Conseils :
Conseil Reach Theany, Conseils Khèt, Conseils Krong, Conseils Srok, Conseils
Khan, y compris son article 29, est déclarée conforme à la Constitution par
décision du Conseil Constitutionnel nº 097 / 002/2008 CC.D en date du 12
mai 2008 ; en conséquence, la demande susvisée est considérée comme une demande
d'interprétation d'articles de lois;   
- Considérant que l'article 34
(nouveau)-alinéa 1 de la Constitution stipule que « les citoyens
khmers des deux sexes ont le droit de vote et d'éligibilité » et que
l'alinéa 5 stipule que « les règles limitatives des droits de vote
et d'éligibilité feront l'objet d'une disposition dans la loi électorale »
;  
- Considérant
que l'article 29 de la loi portant Elections des Conseils :
Conseil Reach Theany, Conseils Khèt, Conseils Krong, Conseils Srok, Conseils
Khan, ne concerne que les listes
électorales, c'est à dire, les listes des électeurs qui sont membres des Conseils
Khum/Sangkat en activité. Les 3 alinéas du présent article sont interprétés
comme suit :
            a/ L'alinéa premier stipule que « le
Comité National des Elections doit valider les listes électorales au moins 35
jours avant le jour des élections. »
Ce qui signifie que le Comité National des Elections ne peut pas valider les listes électorales après 35 jours
antérieurs au jour des élections ;   
b/ L'alinéa 2 stipule que « les
listes électorales une fois validées sont devenues des listes officielles et ne
sont pas susceptibles d'être rectifiées sauf en cas de décès d'un électeur dont
le nom figure sur la liste électorale officielle » ;
Ce qui signifie que la liste électorale
officielle ne peut faire l'objet d'une rectification qu'en cas de décès d'un
électeur dont le nom figure sur cette liste.
c/ L'alinéa 3 stipule qu' « en cas
de décès d'un membre du Conseil Khum/Sangkat, dont le nom figure sur la liste
électorale,  le Ministère de l'Intérieur doit faire remplir les modalités aux
fins de remplacer le membre défunt du conseil au moins 07 jours avant le jour
des élections pour que le Comité National des Elections puisse procéder à son
remplacement sur la liste électorale officielle. »
Ce qui signifie que le Ministère de
l'Intérieur est dans l'obligation de fournir au Comité National des Elections
le nom de celui qui doit remplacer le membre défunt du Conseil Khum/Sangkat, au
moins 07 jours avant la date des élections, au delà de ce délai le Comité
National des Elections ne peut procéder à son inscription sur la liste
électorale officielle.    
Ledit article 29 interdit toute
rectification de la liste électorale officielle, autre que le cas ci-dessus.  
- Considérant que
l'article 16 de la loi sur la Gestion administrative des Khum/Sangkat, divisé
en deux alinéas est interprété comme suit :
         a/ L'alinéa 1 stipule que « le membre du
Conseil Khum/Sangkat perd sa qualité de membre du conseil dans un des cas
mentionnés ci-dessous :
         -  le décès.
         - la perte des aptitudes requises,
attesté par le ministère ou une institution compétente.
         -  la démission formulée par
écrit.  
         -  la condamnation par un tribunal à une peine
criminelle ou correctionnelle.
         - la révocation pour actes
contraires au règlement intérieur du Conseil Khum/Sangkat selon les conditions stipulées
à l'article 84 de la présente loi.
         -  la dissolution du Conseil Khum/Sangkat
tout entier.
         -  la perte de la qualité de
membre de son parti politique. »
Ce qui signifie qu'un membre du Conseil Khum/Sangkat
en activité perd sa qualité de membre dans l'un des sept cas mentionnés
ci-dessus.
            b/ L'alinéa 2 stipule que
« si un membre du Conseil Khum/Sangkat a perdu sa qualité de membre, le candidat
suivant, par ordre dans la même liste, sera appelé à le remplacer sans qu'il y
ait lieu de faire une nouvelle élection. »
            Ce qui signifie qu'il n'y a
pas lieu de faire une nouvelle élection quand un membre du Conseil Khum/Sangkat
perd sa qualité de membre ; le candidat dont le nom suit dans la même
liste, sera appelé à le remplacer.     

DÉCIDE :
Article premier.- Les dispositions de l'article 29 de la loi portant Elections des Conseils : Conseil Reach Theany, Conseils
Khèt, Conseils Krong, Conseils Srok, Conseils Khan, promulguée par Preah Reach
Krâm nº NS/RKM/0508/018 du 24 mai 2008, et celles de l'article 16 de la loi sur
la Gestion administrative des Khum/Sangkat promulguée par Preah Reach Krâm nº NS/RKM/0301/05
du 19 mars 2001 , sont
interprétées comme ce qui est mentionné dans les considérants ci-dessus.
Article 2.- Cette décision est rendue à Phnom Penh le 16
mars 2009 en séance plénière du Conseil Constitutionnel. Elle est définitive,
sans recours et a autorité sur tous les pouvoirs constitués. Elle sera publiée
au Journal Officiel .   

                                                                              
        Phnom Penh, le 16 mars
2009
                                                                                     
 P. le Conseil Constitutionnel,
                                                                                                
Le Président,
                                                                                                      
                                                                                       Signé et cacheté : EK SAM OL

Origine de la décision

Date de la décision : 26/02/2009
Association des cours judiciaires suprêmes francophones Organisation internationale de la francophonie

Juricaf est un projet de l'AHJUCAF, l'association des cours judiciaires suprêmes francophones,
réalisé en partenariat avec le Laboratoire Normologie Linguistique et Informatique du droit (Université Paris I).
Il est soutenu par l'Organisation internationale de la Francophonie et le Fonds francophone des inforoutes.