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§ X. c. ROYAUME-UNI

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Type d'affaire : Decision
Type de recours : Partiellement recevable ; partiellement irrecevable

Numérotation :

Numéro d'arrêt : 8208/78
Identifiant URN:LEX : urn:lex;coe;cour.europeenne.droits.homme;arret;1978-12-07;8208.78 ?

Analyses :

(Art. 14) DISCRIMINATION, (Art. 34) VICTIME, (Art. 6-1) ACCES A UN TRIBUNAL, (Art. 6-1) PROCES EQUITABLE


Parties :

Demandeurs : X.
Défendeurs : ROYAUME-UNI

Texte :

APPLICATION/REQUETE N° 8208/78 X . v/the UNITED KINGDO M X . c/ROYAUME-UN I DECISION of 7 December 1978 on the admissibility of the application DÉCISION du 7 décembre 1978 sur la recevabilité de la requéte
Article 6, paragraph 1 of the Convention : The right to a hereditary peerage as a right to sit in the House of Lords is not a civil right within the meaning of Article 6, paragraph 1 of the Convention .
Artide 6, paragraphe 1, de la Convention : Le droit A la pairie héréditaire en tant que droit de siéger à la Chambre des Lords n'est pas un droit civil, au sens de l'article 6, paragraphe 1 .
Summary of the relevant facts
(français : voir p . 164)
The applicant, a United Kingdom citizen, born in 1910, claims that he is the lawful co-heir to the Barony of Eure, abeyant since 170 7 The applicant petitioned to the Queen in 1976 to call out of abeyance the barony and the recognition of his title . This petition was referred to the Home Office who dismissed it on several grounds, in particular that his right to the peerage of Eure had not been legally established and that the successoral claims of the applicant represented less than one-third of the dignity . The applicant claims the right to the peerage as a"incorporal heritage" from which can be derived a right to sit in the House of Lords as Counsellor to the Crown . He complains to the Commission that he has not been heard by a tribunal in accordance with Article 6 of the Convention .
THE LAW (Extract ) The applicant, who claims that he is a co-heir to the Barony of Eure complains that he did not receive a fair and public hearing by an independen t
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and impartial tribunal, in the determination of his "civil rights" as required by Article 6 of the Convention . The applicant states that he seeks to establish his title to the peerage so that he can exercise both his civil right and obligation to participate in the work of the House of Lords . The issue that arises for examination by the Commission is whether the claims sought by the applicant involve "civil rights and obligations" within the meaning of Article 6 . In this context the Commission recalls the following approach of the European Court of Human Rights in the Kbnig Case concerning the concept of "civil rights" in Article 6 : "Whether or not a right is to be regarded as civil within the meaning of this expression in the Convention must be determined by reference to the substantive content and effects of the right-and not its legal classification-under the domestic law of the State concerned ." ( Judgment of 28 June 1978, paragraph 89) . With regard to the substantive content and effect of the rights in question the Commission notes that, in essence, the applicant is claiming succession to a heredita ry peerage from which can be derived a right to sit in the House of Lords and participate in parliamenta ry business . It fu rt her obse rves that the applicant is not, as such, claiming entitlement to either land or personal property . The Commission considers that the right to pa rticipate in the work o f the House of Lords cannot be regarded as a "civil right" within the meaning of Article 6 . It is of the opinion that such a right, . connected as it is to the composition of part of the legislature, falls into the sphere of "public law" rights outisde the scope of Article 6 . Insofar as the participation in the work of the House of Lords involves an "obligation", the Commission considers that, mutarls mutandis the same reasoning applies . It follows, therefore, that this complaint must be considered as incompatible ratione materiae with the provisions of the Convention within the meaning of Article 27, paragraph 2 .
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Résumé des faits pertinents
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Çe requérant,citoyen du 'Royaume-Uni, né en ,1970er résidant e .étn_: co-hériter légal de la baronie de Eure, vacante depuinAusirale,pétd s 1707. . . , .. ._ 7976, . ila demandé la .-Parequéds/aReinovmbr révocation de la vacancé eï laréconnaissance de ses titres . Transmise au Home Office, cette requête fut rejetée pour plusieurs motifs, notamment parce que sés droits à la pairie desEure n'étaient pas établis à satisfaction de droit et pârce que les droits successôraux du requérantétaienr inférieurs à u n . , . _ . . . tiers. .
Le requéranr revendique le droit à la pairie en tant qu'rr héritagé immatériél .v,de maniêre à pôovoir siéger à la Chambre des Lords comme conseiller de SaMajesté . dl se plaint 2/a Commission qué sa cause n'a pas été entendue par un tribunal conforrnérnenr à l'article 6 de/a Convention .
(TRADUCTION)
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'EN DROIT IExtraitl • -
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' Le requérant, qui se prétend co-hériter de la baronie de Eure ; se plain t que, dans une çontestation portant sur ses droits et obligation' de çaractér ecivl,n'apsudrotAcéqiabletpudvnriba l indépéndant et impartiaÎ, ainsi que l'exige l'a«icle 6 dé la Convention . I 1 titres à la pairie, de- manière àpouvoi Iexpliquvorfaétbs rexclsdôitéâ'umer-oblgatinsqcpreJaitoû . xtravûdelChmbsLord La Commission estdonc appeléè à exarniner si les préientions'du requérant porlent sur .des-droits et obligations de caractère civil, au séns de .I'article : 6 . .. : .. .. , : . . . .. A ce sujet, la Commission rappellera ~ci-aprés comment la ;Cour européenne'des Droits del'Homme, dans l'affaire Konig, a abordé la notio « droits civils » figurant 8I'article 6 : nde
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« C'est en effet au regard non de la qualification-juridique mais d u contenu matériel etdes effets que lui confère le droit interne de l'Etat . en cause qu'un droit doit être considéré ou non comme êtant_decarac. téré civil au sens de cette expression dans la Convention n . .larrét d u
28 juin 1978, par . 891 ` Quant au caractère matérielet aux effets des droitslitigieux, la Commission constate qu'en définitive le requérant revendique un droitsuccessoral ;
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é une pairie héréditaire dont découle le droit de siéger à la Chambre de : Lords et de prendre part aux activités parlementaires . Elle reléve que le requérant ne réclame aucun droit à des terres ou à une propriété individuelle . La Commission estime que le droit de participer aux travaux de la Chambre des Lords ne peut pas être considéré comme un « droit civil » au sens de l'article 6 . A son avis, un tel droit, ou sa relation avec la composition d'une partie du corps législatif, figure au nombre de ceux qui dérivem du « droit public » et échappent à l'article 6 . Le même raisonnement peut être tenu mutatis mutandis dans la mesure o0 la participation aux travaux de la Chambre des Lords comporte une « obligation » . II s'ensuit que ce grief doit être considéré comme incompatible ratione materiae avec les dispositions de la Convention, au sens de son article 27, paragraphe 2
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Origine de la décision

Formation : Commission (plénière)
Date de la décision : 07/12/1978

Fonds documentaire ?: HUDOC

HUDOC
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