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§ X. c. ROYAUME-UNI

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Type d'affaire : Decision
Type de recours : Partiellement recevable ; partiellement irrecevable

Numérotation :

Numéro d'arrêt : 9515/81
Identifiant URN:LEX : urn:lex;coe;cour.europeenne.droits.homme;arret;1982-05-07;9515.81 ?

Analyses :

(Art. 6-1) ACCUSATION EN MATIERE PENALE, (Art. 6-1) PROCES EQUITABLE


Parties :

Demandeurs : X.
Défendeurs : ROYAUME-UNI

Texte :

APPLICATION/REQUETE N° 9515/8 1 X . v/the UNITED KINGDO M X . c/ROYAUME-UN I DECISION of 7 May 1982 on the admissibility of the application DÉCISION du 7 niai 1982 sur la recevabilité de la requête
Article 26 of the Convention : The person who, be it at the request of the public authorities, has withdrawn an appeal which enabled him to raise in substance . the complaints he wishes to bring before the Commission, has not exhausted domestic remedies .
Article 26 de la Convention : N'a pas épuisé les voies de recours internes celui qui, fAt-ce à(a demande d'une autorité publique . s'est désisté d'un recours qui lui permettait de faire valoir, en substance, les griefs qu'il entend soume(tre d la Cornrnissinn .
Summa ry of the facts
(francais : voir p . 245 )
!n 1968 the applicant and his wife commenced construction of a house on a plot thev had purchased in the village of G. Enquiries made at the time had revealed that a major trunk road, the B . bv-pass, was proposed to be buihM passing at least one mile from the village. In 1972, when the house was nearlv completed, it came to the applicau's attention that the original plan had been modified and that the B. bypass would now pass approximately 150 ft from his home. The applicant objected to at the public enquiry but the plan was maintairted. He started judicial proceedings in order to have the decisions impletnenting the project annulled, invoking the gravity of the foreseeable rmisaices. the inaccuracy of the noise measurements announced in the course
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of the public enquiry and the violation of the rights conferred by Artic(e 8 of the Convention. The Court dismissed the request, stating in particular that the Convention could not be invoked before the United Kingdom courts. The applicant appealed. The Secretary of State then criticised him for obstructing by his legal actions the fight against unemployment in the area and he bacame aware of considerable public interest against him . On the insistance of the Treasury Solicitor, he withdrew his appeal ' pro bono publico" in order to bring it before the competent Secretary of State. The latter rejected the appeal.
THE LA W The applicant complains first that his rights guaranteed by the Convention have been infringed by the proposed construction of the B . by-pass in close proximity to his home . He invokes Articles 6, 8 and 14 of the Convention . The Commission must first consider whether the applicant has complied with the requirements of Article 26 of the Convention as to the exhaustion of domestic remedies, since that Article provides :"The Commission may only deal with the matter after all domestic remedies have been exhausted, according to the generally recognised rules of international law, and within a period of 6 months from the date on which the final decision was taken, " In the present case the applicant took proceedings in the High Court to challenge the Order of the competent Minister made on . . . July 1980 implementing the necessa ry compulsory purchase orders to allow the construction of the B . by-pass on the route to which the applicant objects . The applicant's writ was issued on . . . August 1980 and his action was dismissed at first instance on . . . March 1981 . The applicant appealed to the Cou rt of Appeal on . . . Ap ri l 1981, but withdrew his appeal, pro bono publico, on . . . June 1981 . The Commission notes in pa rt icular from the transcri pt of the hea ri ng of the applicant's motion at first instance that the p re siding Judge expressly declined to accept the applicant's submission that the Sec re tary of State's decision constituted a violation of A rt icle 8 of the Convention, since the Convention is not justiciable in the United Kingdom . The applicant contends that, in the light of the High Cou rt 's rejection of this pleading and the fact that he did not wish to prevent the start of work on the new road, but merely alter its route, his proper course was to abandon his appeal before the Cou rt of Appeal and 'transfer it' to the responsible Minister. Apparently the applicant has not taken any fu rt her proceedings, such as under the Land Compensation Act 1973 .
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The Commission notes however that, although the applicant was not able to plead Article 8 of the Convention as such before the High Court, he was able to submit that the road would constitute an irreparable nuisance, which was a subntission which went to the substance of his present complaint of an interference with this Convention rights . Furthermore his writ and appeal challenged the lawfulness of the Orders relating to the roadbuilding project and thereby constituted a domestic remedy both in respect of an alleged interference with Article 6 and Article 8 of the Convention . It follows that by abandoning his appeal to the Court of Appeal the applicant failed to exhaust a remedy .which would, if successful, have been effective to redress his complaints under English law . Moreover, an examination of the case as it has been submitted, including an examination made ex officio, does not disclose the existence of any special circumstances which might have absolved the applicant, according to the generally recognised rules of international law, from exhausting the domestic remedies at his disposal . It follows that the applicant has not complied with the condition as to the exhaustion of domestic remedies and his application must be rejected under Article 27 (3) of the Convention . For these re asons the Commissio n
DECLARES THE APPLICATION INADMISSIBLE .
Résumé des fai t En 1968. le requérant et sa femme entreprirent la construction d'une maison d'habi(ation sur une parcelle de (errain qu'ils avaiei t acquise dans le vi(lage de G. Des renseignements obtenus à l'époque il ressortait qu'il existait un projet de construction d'une route ineportante, (a rocade de B. . passant à un mile au moins du village . En 1972, alors que la maisort était presque achevée, le requéran( apprit que, le pmjet avant été rnodifié, la rocade de B . passerait à moins de 50m de la maison .
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Le requérant éleva des objections lors de la mise à ( 'enquéte publique mais le projet ful maintenu .
Il introduisit alors une pmcédure judiciaire tendant à faire annuler les décisions d'exécution du projet, en p/aidant la gravité des nuisances prévisibles, !'inexactitude des mesures de bruit faites au cours de l'enquête publique et la violation des droits que lui garantit l'article 8 de la Convention . Le tribunal rejeta la .demande . spécifiant notamment que la Convention ne pourait @tre invoquée devant les tribunaux du Royaume-Uni . Le requérant fit appel . Il fit alors l'objet de critiques de la part d'un secrétaire d'Etat, comme entravant par ses procédures la lutte contre le chômage dans la région et se sentit devenir la cible d'une partie de l'opinion publique. Sur les instances du Treasury solicitor, il retira son appel . dans un souci d'intérêt général ., pour le porter devant le ministre compétent . Celui-ci lui opposa une fin de nort-recevoir
)
.(TRADUCION
EN DROIT Le requérant se plaint en premier lieu d'une atteinte aux droits que lui garantit la Convention en raison du projet de construction de la rocade de B . tout près de sa maison . Il invoque à cet égard les articles 6, 8 et 14 de la Convention . La Commission doit d'abord examiner si le requérant a satisfait aux exigences de l'article 26 de la Convention quant à l'épuisement des recours internes . Cet article stipule que : • La Commission ne peut être saisie qu'après l'épuisement des voies de recours internes . tel qu'il est entendu selon les principes de droit international généralement reconnus et dans le délai de six mois, à partir de la date de la décision interne définitive . En l'espèce, le requérant engagea une procédure devant la High Court pour contester I'arrêté pris par le ministre compétent le . . . juillet 1980 . donnant effet aux ordres d'achat nécessaires à la construction de la rocade B . d'après le tracé contesté par le requérant . Le requérant déposa l'acte introductif d'instance le . . . aoGt 1980 et sa demande fut rejetée en première instance le . . . mars 1981 . Le requérant interjeta appel devant la cour d'appel le . . . avril 1981 mais retira son appel le . . . juin 1981 dans un souci d'intérêt général .
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La Commission relève notamment, dans le compte rendu d'audience concernant la demande du requérant en premiére instance, que le jugeprésident rejeta expressément l'argument du requérant selon lequel la décision du ministre emportait violation de l'article 8 de la Convention car la Convention ne peut pas être invoquée devant les tribunaux du Royaume-Uni . Le requérant soutient qu'au vu du rejet par la High Court de cet argument et du fait qu'il ne voulait pas empêcher les travaux de la nouvelle route de contmencer mais simplement en faire modifier le tracé, le meilleur parti pour lui était de renoncer à son appel devant la cour d'appel et de le •porter . devant le ministre compétent . Apparemment, le requérant n'a pas engagé la procédure que prévoit la loi de 1973 sur l'indemnisation fonciére . La Commission relève cependant que si le requérant n'a pas pu invoquer comme tel l'article 8 de la Convention devant la High Court, il a pu faire valoir que la route causerait une nuisance irréparable, argument qui se rapprochait pour l'essentiel de son grief actuel d'ingérence dans l'exercice des droits que lui garantit la Convention . En outre, son acte introductif d'instance et son appel ont contesté la légalité des arrêtés concemant le projet routier et constituaient donc l'exercice d'une voie de recours interne quant à l'allégation de violation des articles 6 et 8 de la Convention . 11 en découle qu'en renonçant à poursuivre son appel devant la cou r d'appel, le requérant n'a pas épuisé une voie de recours qui, si elle avait abouti,aurait permis de faire droit à ses griefs aux termes de la législation anglaise . Au demeurant, ni l'examen de l'affaire telle qu'elle a été présentée, ni même l'examen d'office auquel la Commission a procédé, n'ont permis de déceler de circonstance particulière qui aurait pu dispenser le requérant, selon les principes de droit international généralement reconnus en la matière, d'épuiser les voies de recours internes . 11 s'ensuit que le requérant n'a pas satisfait à la condition d'épuisement des recours internes et que sa requête doit étre rejetée conformément à l'article 27, paragraphe 3, de la Convention . Par ces motifs, la Commissio n
DÊCLARE LA REQUETEIRRECEVABLE .
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Origine de la décision

Formation : Commission (plénière)
Date de la décision : 07/05/1982

Fonds documentaire ?: HUDOC

HUDOC
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