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§ X. c. REPUBLIQUE FEDERALE D'ALLEMAGNE

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Type d'affaire : Décision
Type de recours : Partiellement irrecevable ; partiellement recevable

Numérotation :

Numéro d'arrêt : 9531/81
Identifiant URN:LEX : urn:lex;coe;cour.europeenne.droits.homme;arret;1982-10-06;9531.81 ?

Parties :

Demandeurs : X.
Défendeurs : REPUBLIQUE FEDERALE D'ALLEMAGNE

Texte :

APPLICATION/REQUETE N° 9531 /8 1 X . v/the FEDERAL REPUBLIC OF GERMAN Y X . c/RÈPUBLIQUE FÉDÉRALE D'ALLEMAGN E DECISION of 6 October 1982 on the admissibility of the application DÉCISION du 6 octobre 1982 sur la recevabilité de la requêt e
Article 6, peragraph 2 of the Convention : This provision does not oblige States to bear the experrses of a person in respect of whonr criminal proceedings have been discontiruted .
Artlcle 6, paragrephe 2, de la Conventlon : Cette disposition n'oblige pas les Etats à supporter les débours d'une personne qui, après avoir été poursuivie pénalement . est mise au bénéfice d'un non-lieu .
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Summary of the facts
Proceedings against the applicant, accused of aiding and abetting in a roa d traffic offence and of having made false declarations, were discontinued bv virt ue of Article 154, parakraph 2 of the German Code of crimirra l proceedings . which allows for the discontinuation of criminal proceedings for minor offences . The costs of the proceedings were imposed on the Treasury but the court decided that the applicant should bear his own expenses.
THE LAW The applicant complains that the criminal proceedings pending against him were discontinued but the court ordered the Treasury to pay the costs of the proceedings only and not his necessary expenses . He considers that the decision on costs violates Article 6 (2) of the Convention, which secures the guarantee of presumption of innocence to "everyone charged with a criminal offence" . According to the Commision's jurisprudence, this provision does not give the accused an unconditional right to the continuation of proceedings pending against him until the final proof or disproof of the charge . But if th e -213-
proceedings are terminated at an earlier stage it protects a person who has not been convicted by a final judgment against any formal acknowledgement of his guilt in any form whatever (cf. decisions on the admissibility of Applications Nos . 6281/73 and 6650/75, Decisions and Reports 5, pp . 13, and 58 ; Report on Application No . 8269/78, Adolf v . Austria, para . 56) . In the cases cited the applicants complained that the wording of the decisions discontinuing criminal proceedings or the wording of such decisions in connection with the decision on costs contained a positive affirmation of their guilt, and in fact the Commission reached the opinion in the Adolf case that the domestic decision complained of violated Article 6 (2) because it created the impression that the facts of a criminal offence committed by the applicant had been established . In the present application the applicant does not complain of the wording of the decision on costs which indeed does not contain any statement which could be interpreted as affirming the applicant's guilt . The applicant submits that the fact of his having to bear his necessary expenses by itself .violates Article 6 (2) . However, the Commission has already stated in connection with the interpretation of this provision that it does not contain any general indication relating to the question of reimbursement of personal costs . In particular it does not imply any obligation on the part of the High Contracting States to see to it that a person who is acquitted of criminal charges or against whom criminal proceedings were pending and then discontinued is free of any charge resulting from costs or expenses related to the proceedings in question . Not only does Article 6 (2) read in conjunction with Article 5 (5) not oblige the States to pay compensation to an acquitted person for his detention on remand if the detention was justifled under Article 5(1) (c) (see decision on admissibility of Application No . 5969/72 DR 2, p . 52), but still less can a person against whom proceedings have been discontinued claim that this provision requires the State to accept the costs of his defence (cf . decision on the admissibility of Application No . 9037/80, unpublished) . An examination by the Commission of this complaint as it has been submitted does not therefore disclose any appearance of a violation of the rights and freedoms set out in the Convention and in particular in the above Article . It follows that the application is manifestly ill-founded within the meaning of Article 27 (2) of the Convention . For these reasons, the Commissio n
DECLARES THIS APPLICATION INADMISSIBLE .
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Résumé des fal b Accusé de complicité d'infraction au code de la route et fausses déclarations . le requérant a été finalement mis au bénéfice d'un non-lieu, en application de l'article 154, par. 2, du code de procédure pénale allemand. qui permet de mettre fin à la poursuite pour des infractions mineures.
Le tribunal mit les dépens à la charge du Trésor mais décida que le requérant supporterait ses propres déboires .
(TRADUCTION ) EN DROIT Le requérant se plaint que, malgré le non-lieu prononcé dans la procédure pénale le concernant, le tribunal a adjugé les dépens au Trésor, mais non ses propres débours indispensables . Il estime cette décision sur les frais contraire à l'article 6, par . 2, de la Convention, qui garantit la présomption d'innocence à"toute personne accusée d'une infraction" . Selon la jurisprudence de la Commission, cette disposition ne donne pas à l'accusé le droit absolu à ce que la procédure se poursuive jusqu'À ce que l'accusation ait été définitiventent reconnue findée ou non . Cependant, si la procédure prend fin prématurément, la Convention protège la personne non condamnée par un jugement définitif contre toute constatation formelle de sa culpabilité, sous quelque forme que ce soit (cf . décisions sur la recevabilité des requêtes N° 6281/73 et N° 6650/75, DR 5, pp . 13 et 58 ; rapport sur la requête N° 8269/78, Adolf c . Autriche, par. 56) . Dans ces affaires, les requérants se plaignaient que le libellé des décisions de non-lieu ou celui des décisions concemant les (rais contenait une affirmation quant à leur culpabilité . La Commission a effectivement formulé l'avis dans l'affaire Adolf que la décision interne en question était contraire à l'article 6, par . 2, en ce qu'elle donnait l'impression que les Paits constitutifs d'une infraction pénale commise par le requérant avaient été établis . En l'espèce, le requérant ne se plaint pas du libellé de la décision concernant les frais, qui ne contient d'ailleurs aucune déclaration pouvant être interprétée comme affirntant la culpabilité de l'intéressé . Il soutient que le fait de lui adjuger ses propres débours indispensables est en soi contraire à l'article 6 . par. 2 . Cependant, la Commission a déjà déclaré, à propos de l'interprétation de cette disposition, que l'article ne contient aucune indicatio n
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générale sur la question du remboursement des débours personnels . Elle n'implique notamment pas pour les Etats contractants l'obligation de veiller à ce que la personne acquittée d'une accusation pénale ou admise au bénéfice d'un non-lieu ne se voit imputer aucun frais ou dépens y afférent . Non seulement l'article 6, par . 2, lu en liaison avec l'article 5, par . 5, n'oblige pas l'Etat à indemniser la personne acquittée si la détention provisoire était justifiée au regard de l'article 5, par . 1(c) (cf . décision sur la recevabilité de la requête N° 5969/72 . DR 2 . p . 52), mais l'intéressé admis au bénétice d'un non-lieu peut encore moins prétendre que cette disposition oblige l'Etat à supporter le coût de sa défense (cf . décision sur la recevabilité de la requête N° 9037/80, non publiée) .
L'examen par la Commission de ce grief tel qu'il a été exposé ne révèle donc aucune apparence de violation des droits et libertés consacrés par la Convention et, notamment, par l'article précité . Il en découle que la requête est manifestement mal fondée, au sens de l'article 27 . par . 2, de la Convention . Par ces motifs, la Commissio n
DÉCLARE LA REQUETEIRRECEVABLE .
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Origine de la décision

Formation : Commission (plénière)
Date de la décision : 06/10/1982

Fonds documentaire ?: HUDOC

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