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§ France, Conseil d'État, 10/ 7 ssr, 07 novembre 1984, 48260

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Sens de l'arrêt : Rejet
Type d'affaire : Administrative
Type de recours : Recours pour excès de pouvoir

Numérotation :

Numéro d'arrêt : 48260
Numéro NOR : CETATEXT000007700092 ?
Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;conseil.etat;arret;1984-11-07;48260 ?

Analyses :

URBANISME ET AMENAGEMENT DU TERRITOIRE - PERMIS DE CONSTRUIRE - LEGALITE DU PERMIS DE CONSTRUIRE - AU REGARD DE LA REGLEMENTATION NATIONALE - Droits de construire - Division du terrain - [Article L - 111-5 du code de l'urbanisme] - Inapplicabilité aux terrains issus des divisions antérieures à l'entrée en vigueur de l'article 22 de la loi du 31 décembre 1975.

68-03-03-01 Les dispositions des deux premiers alinéas de l'article L.111-5 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction issue de l'article 22 de la loi 75-1328 du 31 décembre 1975, ne sont pas opposables au demandeur d'un permis de construire, dès lors que la division du terrain et l'utilisation des droits de construire relatifs à l'autre partie de ce terrain sont intervenus antérieurement à l'entrée en vigueur de ladite loi.


Texte :

VU LA REQUETE, ENREGISTREE AU SECRETARIAT DU CONTENTIEUX DU CONSEIL D'ETAT LE 27 JANVIER 1983, PRESENTEE PAR LA SOCIETE CIVILE IMMOBILIERE "LE CLOS ANCENAY" DONT LE SIEGE SOCIAL EST A ALBERTVILLE ... BP 59 ET TENDANT A CE QUE LE CONSEIL D'ETAT : 1E - ANNULE LE JUGEMENT DU 10 NOVEMBRE 1982 PAR LEQUEL LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE GRENOBLE A REJETE SA DEMANDE TENDANT A L'ANNULATION DU PERMIS DE CONSTRUIRE DELIVRE A LA SOCIETE CIVILE IMMOBILIERE DE LA CEZE PAR ARRETE DU MAIRE D'ALBERTVILLE, EN DATE DU 19 DECEMBRE 1980, 2E - ANNULE POUR EXCES DE POUVOIR CETTE DECISION ; VU LE CODE DES TRIBUNAUX ADMINISTRATIFS ; VU LE CODE DE L'URBANISME ; VU L'ORDONNANCE DU 31 JUILLET 1945 ET LE DECRET DU 30 SEPTEMBRE 1953 ; VU LA LOI DU 30 DECEMBRE 1977 ;
SANS QU'IL SOIT BESOIN DE STATUER SUR LA RECEVABILITE DE L'APPEL ; CONSIDERANT QUE L'ARTICLE L. 111-5 DU CODE DE L'URBANISME DISPOSE : "IL NE PEUT PLUS ETRE CONSTRUIT SUR TOUTE PARTIE DETACHEE D'UN TERRAIN DONT LA TOTALITE DES DROITS DE CONSTRUIRE, COMPTE TENU NOTAMMENT DU COEFFICIENT D'OCCUPATION DU SOL EN VIGUEUR A ETE PRECEDEMMENT UTILISEE. LORSQU'UNE PARTIE D'UN TERRAIN DONT LES DROITS DE CONSTRUIRE N'ONT ETE QUE PARTIELLEMENT UTILISES, IL NE PEUT Y ETRE CONSTRUIT QUE DANS LA LIMITE DES DROITS QUI N'ONT PAS ETE UTILISES AVANT LA DIVISION" ; QUE CES DISPOSITIONS QUI SONT ISSUES DE LA LOI NO 75-1328 DU 31 DECEMBRE 1975 N'ETAIENT PAS APPLICABLES A LA DEMANDE DE PERMIS DE CONSTRUIRE PRESENTEE PAR LA SOCIETE CIVILE IMMOBILIERE DE LA CEZE DES LORS QUE LA DIVISION DU TERRAIN ET L'UTILISATION DES DROITS A CONSTRUIRE SUR L'AUTRE PARTIE DE CE TERRAIN AVAIENT EU LIEU EN 1965 C'EST-A-DIRE AVANT L'ENTREE EN VIGUEUR DE LADITE LOI ;
CONSIDERANT QUE LA REQUERANTE NE PEUT UTILEMENT INVOQUER A L'ENCONTRE DU PERMIS DE CONSTRUIRE DELIVRE LE 19 DECEMBRE 1980 A LA SOCIETE CIVILE IMMOBILIERE DE LA CEZE UNE CONVENTION DE DROIT PRIVE RELATIVE AUX DROITS DE CONSTRUIRE ET CONCLUE LORS DE LA DIVISION DU TERRAIN ;
CONSIDERANT QU'IL RESSORT DES PIECES DU DOSSIER ET QU'IL N'EST D'AILLEURS PAS CONTESTE QUE LA CONSTRUCTION AUTORISEE PAR CE PERMIS RESPECTE, COMPTE TENU DE LA SUPERFICIE DU TERRAIN APPARTENANT A LA SOCIETE CIVILE IMMOBILIERE DE LA CEZE, LE COEFFICIENT D'OCCUPATION DES SOLS EN VIGUEUR A ALBERTVILLE A LA DATE DU PERMIS ;
CONSIDERANT QU'IL SUIT DE LA QUE LA SOCIETE CIVILE IMMOBILIERE LE CLOS ANCENAY N'EST PAS FONDEE A SOUTENIR QUE C'EST A TORT QUE PAR LE JUGEMENT ATTAQUE LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF A REJETE SA DEMANDE ;
DECIDE : ARTICLE 1ER - LA REQUETE DE LA SOCIETE CIVILE IMMOBILIERE LE CLOS ANCENAY EST REJETEE. ARTICLE 2 - LA PRESENTE DECISION SERA NOTIFIEE A LA SOCIETE CIVILE IMMOBILIERE LE CLOS ANCENAY, A LA SOCIETE CIVILE IMMOBILIERE DE LA CEZE ET AU MINISTRE DE L'URBANISME, DU LOGEMENT ET DES TRANSPORTS.

Références :

Code de l'urbanisme L111-5 al. 1, al. 2
Loi 75-1328 1975-12-31 art. 22


Publications :

Proposition de citation: CE, 07 novembre 1984, n° 48260
Mentionné aux tables du recueil Lebon
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Composition du Tribunal :

Président : M. Coudurier
Rapporteur ?: M. Ronteix
Rapporteur public ?: M. Cazin d'honincthun

Origine de la décision

Formation : 10/ 7 ssr
Date de la décision : 07/11/1984

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