Facebook Twitter Appstore
Page d'accueil > Résultats de la recherche

§ France, Conseil d'État, 4 / 1 ssr, 25 avril 1986, 46771

Imprimer

Type d'affaire : Administrative

Numérotation :

Numéro d'arrêt : 46771
Numéro NOR : CETATEXT000007701508 ?
Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;conseil.etat;arret;1986-04-25;46771 ?

Analyses :

ENSEIGNEMENT - QUESTIONS PROPRES AUX DIFFERENTES CATEGORIES D'ENSEIGNEMENT - RECHERCHE.


Texte :

Vu la requête enregistrée le 16 novembre 1982 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentée pour la COMMUNE DES ULIS 91140 , représentée par son maire en exercice, et tendant à ce que le Conseil d'Etat :
1° annule le jugement en date du 9 juillet 1982 par lequel le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande tendant à la condamnation de l'Etat à lui verser une indemnité de 641 160 F en réparation du préjudice que lui a causé le retard apporté à l'intervention du décret de nationalisation du lycée municipal des Ulis,
2° condamne l'Etat à lui verser la somme de 641 160 F, sauf à parfaire, avec les intérêts et les intérêts des intérêts,

Vu les autres pièces du dossier ;
Vu l'ordonnance du 31 juillet 1945 et le décret du 30 septembre 1953 ;
Vu la loi du 30 décembre 1977 ;
Après avoir entendu :
- le rapport de M. Durand-Viel, Maître des requêtes,
- les observations de la S.C.P. Waquet, avocat de la COMMUNE DES ULIS,
- les conclusions de Mme Laroque, Commissaire du gouvernement ;

Considérant qu'un décret en date du 12 septembre 1978 a transformé le lycée polyvalent des Ulis Essonne en lycée nationalisé et mis à la charge de l'Etat avec effet au 15 décembre 1977 la plus grande partie des frais de fonctionnement de cet établissement ; que la COMMUNE DES ULIS fonde sa demande tendant à la condamnation de l'Etat sur la seule faute qu'aurait commise le ministre de l'éducation lorsqu'il lui a fait connaître par lettre du 20 janvier 1976 que la nationalisation de l'établissement interviendrait avec effet au plus tard au 1er janvier 1977, engagement qui n'a pas été tenu ; mais qu'il ne résulte pas de l'instruction que la commune ait été conduite du fait de cette faute à engager d'autres dépenses que celles qui seraient restées à sa charge en l'absence de toute assurance donnée par le ministre quant à la nationalisation de l'établissement ; que, dès lors, en l'absence de tout lien de cause à effet entre la faute de nature à engager la responsabilité de l'Etat et le dommage allégué, correspondant aux frais de fonctionnement qui auraient été assumés par l'Etat du 1er janvier 1977 au 15 décembre 1977 et à l'avance de ces frais du 15 décembre 1977 au 12 septembre 1978, ledit dommage n'est pas de nature à lui ouvrir droit à indemnité ; que si la commune soutient avoir été entraînée du fait de la promesse non tenue à décider des réalisations nouvelles génératrices de charges financières, elle n'apporte pas de précision suffisante à l'appui de ces allégations ; que, dès lors, la COMMUNE DES ULIS n'est pas fondée à se plaindre que par le jugement attaqué le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande d'indemnité ;
Article ler : La requête susvisée de la COMMUNE DES ULIS est rejetée.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à la COMMUNE DES ULIS et au ministre de l'éducation nationale.


Publications :

Proposition de citation: CE, 25 avril 1986, n° 46771
Inédit au recueil Lebon
RTFTélécharger au format RTF

Composition du Tribunal :

Rapporteur ?: Durand-Viel
Rapporteur public ?: Mme Laroque

Origine de la décision

Formation : 4 / 1 ssr
Date de la décision : 25/04/1986

Fonds documentaire ?: Legifrance

Legifrance
Association des cours judiciaires suprêmes francophones Organisation internationale de la francophonie

Juricaf est un projet de l'AHJUCAF, l'association des cours judiciaires suprêmes francophones,
réalisé en partenariat avec le Laboratoire Normologie Linguistique et Informatique du droit (Université Paris I).
Il est soutenu par l'Organisation internationale de la Francophonie et le Fonds francophone des inforoutes.