Facebook Twitter Appstore
Page d'accueil > Résultats de la recherche

§ France, Conseil d'État, 3 ss, 25 septembre 1987, 78709

Imprimer

Type d'affaire : Administrative

Numérotation :

Numéro d'arrêt : 78709
Numéro NOR : CETATEXT000007737546 ?
Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;conseil.etat;arret;1987-09-25;78709 ?

Analyses :

PROCEDURE - JUGEMENTS - FRAIS ET DEPENS - AMENDES POUR RECOURS ABUSIF.


Texte :

Vu °1 la requête enregistrée le 20 mai 1986 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat sous le numéro 78 709, présentée par M. Henri X..., demeurant ... à Paris 75003 , et tendant à ce que le Conseil d'Etat :
°1 annule le jugement du 27 mars 1986 par lequel le tribunal administratif de Strasbourg a rejeté sa demande relative à des assertions auxquelles se serait livré le maire de Rehainviller selon lesquelles l'intéressé aurait entrepris une construction sans permis de construire ;
°2 condamne le maire de Rehainviller, d'une part, à verser 5 000 F de ses deniers personnels au bureau d'aide sociale de la commune, d'autre part, à verser 10 000 F de dommages et intérêts, au taux légal au jour du jugement, et une indemnité de 1 000 F en application de l'article 700 du nouveau code de procédure civile,
Vu °2 la requête enregistrée le 20 mai 1986 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat sous le numéro 78 710, présentée par M. Henri X..., et tendant à ce que le Conseil d'Etat :
°1 annule le jugement du 27 mars 1986 par lequel le tribunal administratif de Strasbourg a rejeté sa demande tendant à ce que le maire de Rehainviller soit déclaré indigne de ses fonctions, destitué, condamné à réparation publique et au versement de 1 F symbolique ;
°2 condamne le maire de Rehainviller à une réparation solennelle en mairie par versement de 1 F symbolique,
Vu °3 la requête enregistrée le 20 mai 1986 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat sous le numéro 78 711, présentée par M. Henri X..., et tendant à ce que le Conseil d'Etat :
°1 annule le jugement du 27 mars 1986 par lequel le tribunal administratif de Strasbourg a rejeté sa demande visant à ce que le maire de Rehainviller soit incité à démissionner de ses fonctions, condamné pour abus de biens sociaux caractérisés par l'usage privatif du téléphone communal et, s'il y a lieu, destitué de ses fonctions ;
°2 condamne le maire de Rehainviller à verser 5 000 F au bureau d'aide sociale de la commune et le somme de veiller à rétablir un minimum de recours de sûreté dans la commune,
Vu les autres pièces des dossiers ;
Vu le code des tribunaux administratifs ;
Vu les décrets °ns 63-766 du 30 juillet 1963 et 78-62 du 20 janvier 1978 ;
Vu l'ordonnance du 31 juillet 1945 et le décret du 30 septembre 1953 ;
Vu la loi du 30 décembre 1977 ;
Après avoir entendu :
- le rapport de M. Pochard, Maître des requêtes,
- les conclusions de M. Roux, Commissaire du gouvernement ;

Considérant que les requêtes de M. Henri X... mettent en cause le comportement d'une même autorité administrative et présentent à juger des questions semblables ; qu'il y a lieu de les joindre pour statuer par une seule décision ;
Considérant, d'une part, qu'en tant que les demandes présentées par M. X... devant le tribunal administratif tendaient à ce que le maire de Rehainviller soit personnellement condamné à verser une indemnité à M. X..., de telles conclusions ne relevaient pas de la compétence de la juridiction administrative ;
Considérant, d'autre part, qu'il n'appartient pas au juge administratif d'adresser des injonctions à l'administration ; que, par suite, les conclusions de M. X... tendant à ce qu'il soit enjoint au maire de Rehainviller de démissionner ou à ce qu'il soit enjoint à l'autorité compétente de prendre des sanctions à son égard ne pouvaient qu'être rejetées ;
Considérant, enfin, que les autres conclusions dont M. X... avait saisi le tribunal administratif étaient irrecevables comme n'étant dirigées contre aucune décision ;
Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que M. X... n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que le tribunal administratif a rejeté ses demandes ;
Considérant qu'aux termes de l'article 57-1 ajouté au décret °n 63-766 du 30 juillet 1963 par l'article 28 du décret °n 78-62 du 20 janvier 1978 "dans le cas de requête jugée abusive, son auteur encourt une amende qui ne peut excéder 10 000 F" ; qu'en l'espèce les requêtes de M. X... présentent un caractère abusif ; qu'il y a lieu de condamner M. X... à payer une amende de 3 000 F ;

Article 1er : Les requêtes de M. X... sont rejetées..

Article 2 : M. X... est condamné à payer une amende de 3 000 F.

Article 3 : La présente décision sera notifiée à M. X..., à la commune de Rehainviller et au ministre de l'intérieur.

Références :

. Décret 78-62 1978-01-20 art. 28
Décret 63-766 1963-07-30 art. 57-1


Publications :

Proposition de citation: CE, 25 septembre 1987, n° 78709
Inédit au recueil Lebon
RTFTélécharger au format RTF

Composition du Tribunal :

Rapporteur ?: Pochard
Rapporteur public ?: Roux

Origine de la décision

Formation : 3 ss
Date de la décision : 25/09/1987

Fonds documentaire ?: Legifrance

Legifrance
Association des cours judiciaires suprêmes francophones Organisation internationale de la francophonie

Juricaf est un projet de l'AHJUCAF, l'association des cours judiciaires suprêmes francophones,
réalisé en partenariat avec le Laboratoire Normologie Linguistique et Informatique du droit (Université Paris I).
Il est soutenu par l'Organisation internationale de la Francophonie et le Fonds francophone des inforoutes.