Facebook Twitter Appstore
Page d'accueil > Résultats de la recherche

§ France, Conseil d'État, 6 / 10 ssr, 23 janvier 1991, 81171

Imprimer

Type d'affaire : Administrative

Numérotation :

Numéro d'arrêt : 81171
Numéro NOR : CETATEXT000007793351 ?
Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;conseil.etat;arret;1991-01-23;81171 ?

Analyses :

SANTE PUBLIQUE - ETABLISSEMENTS PUBLICS D'HOSPITALISATION - PERSONNEL - PERSONNEL ADMINISTRATIF - CESSATION DE FONCTIONS.


Texte :

Vu les requêtes sommaires et le mémoire complémentaire enregistrés les 12 août 1986, 9 février 1987 et 9 juin 1987 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentés pour M. Y..., demeurant ..., et tendant à ce que le Conseil d'Etat :
1°) annule le jugement du 2 juillet 1986 par lequel le tribunal administratif de Besançon a rejeté sa demande tendant à ce que le centre de soins de Tilleroyes soit condamné à lui verser une indemnité de 100 000 F en réparation du préjudice que lui a causé son licenciement ;
2°) condamne le centre de soins de Tilleroyes à lui verser une somme de 100 000 F en réparation du préjudice qu'il a subi ainsi que les intérêts et les intérêts des intérêts ;
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;
Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;
Après avoir entendu :
- le rapport de M. Salesse, Auditeur,
- les observations de la SCP Lyon-Caen, Fabiani, Thiriez, avocat de M. Brahim Y... et de la SCP Vier, Barthélemy, avocat du centre de soins des Tilleroyes,
- les conclusions de Mme de Saint-Pulgent, Commissaire du gouvernement ;

Considérant qu'il est constant que, le 4 novembre 1984, une violente altercation s'est produite entre Mme X..., surveillante au "centre de soins de Tilleroyes" et M. Y..., agent de service titulaire dans ce même établissement ; que M. Y... a proféré des injures et a eu des gestes menaçants à l'égard de Mme X... ;
Considérant que les faits susévoqués, qui ont succédé à des actes analogues commis au cours des années précédentes et dont il est établi que l'état de l'intéressé ne fait pas obstacle à ce qu'il en soit regardé comme responsable, sont de nature à donner lieu à sanction disciplinaire ; qu'il ne ressort pas des pièces du dossier qu'en prononçant, à raison de ces faits, la sanction de la révocation sans suppression des droits à pension, le directeur de l'établissement public se soit livré à une appréciation entachée d'une erreur manifeste ; qu'il suit de là que la décision infligeant cette sanction n'est pas illégale et ne saurait, dès lors, engager la responsabilité de l'établissement public ;
Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que M. Y... n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Besançon a rejeté sa demande tendant à ce que le centre de soins de Tilleroyes soit condamné à lui verser la somme de 100 000 F ;
Article 1er : La requête de M. Y... est rejetée.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. Y..., au centre de soins de Tilleroyes et au ministre délégué auprès du ministre des affaires sociales et de la solidarité, chargé de la santé.


Publications :

Proposition de citation: CE, 23 janvier 1991, n° 81171
Inédit au recueil Lebon
RTFTélécharger au format RTF

Composition du Tribunal :

Rapporteur ?: Salesse
Rapporteur public ?: Mme de Saint-Pulgent

Origine de la décision

Formation : 6 / 10 ssr
Date de la décision : 23/01/1991

Fonds documentaire ?: Legifrance

Legifrance
Association des cours judiciaires suprêmes francophones Organisation internationale de la francophonie

Juricaf est un projet de l'AHJUCAF, l'association des cours judiciaires suprêmes francophones,
réalisé en partenariat avec le Laboratoire Normologie Linguistique et Informatique du droit (Université Paris I).
Il est soutenu par l'Organisation internationale de la Francophonie et le Fonds francophone des inforoutes.