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§ France, Conseil d'État, 27 mars 1991, 84174

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Type d'affaire : Administrative

Numérotation :

Numéro d'arrêt : 84174
Numéro NOR : CETATEXT000007769639 ?
Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;conseil.etat;arret;1991-03-27;84174 ?

Analyses :

ENSEIGNEMENT - QUESTIONS PROPRES AUX DIFFERENTES CATEGORIES D'ENSEIGNEMENT - ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET GRANDES ECOLES - UNIVERSITES - GESTION DES UNIVERSITES - GESTION DU PERSONNEL - STATUT ET PREROGATIVES DES ENSEIGNANTS.


Texte :

Vu la requête, enregistrée au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat le 2 janvier 1987, présentée par M. Jean X... BOIS DE GAUDUSSON, demeurant ... ; M. DU BOIS DE GAUDUSSON demande que le Conseil d'Etat annule le refus implicite opposé par le président de l'université de Bordeaux I à sa demande tendant au paiement de la somme correspondant à la rémunération des heures supplémentaires qu'il a effectuées au cours de l'année universitaire 1983-1984 en sus de ses obligations légales ;
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le décret du 21 mars 1959 relatif à la durée de l'année universitaire ;
Vu le décret n° 79-683 du 9 août 1979 portant statut particulier des professeurs des universitées ;
Vu le décret n° 83-1175 du 23 décembre 1983 relatif aux indemnités pour les enseignements complémentaires institués et les établissements publics à caractère scientifique et culturel et les autres établissements d'enseignement supérieur du ministère de l'éducation nationale ;
Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;
Après avoir entendu :
- le rapport de M. Hirsch, Auditeur,
- les conclusions de M. de Froment, Commissaire du gouvernement ;

Considérant que postérieurement à l'annulation par le Conseil d'Etat du décret n° 83-823 du 16 septembre 1983 relatif aux obligations de service d'enseignement des enseignants des universités, M. DU BOIS DE GAUDUSSON, professeur à l'université de Bordeaux I, a demandé au président de cette université la rémunération, au tarif des heures complémentaires, des heures de cours qu'il estimait avoir effectuées au cours de l'année universitaire 1983-1984 en sus de ses obligations statutaires ; que sa requête est dirigée contre le refus implicite qui lui a été opposé ;
Considérant, en premier lieu, que les obligations des professeurs des universités en matière d'enseignement doivent être, pour l'année considérée et du fait de l'annulation susmentionnée du décret du 16 septembre 1983, appréciées sur le fondement du décret susvisé du 9 août 1979 portant statut particulier du corps des professeurs des universités ; qu'aux termes de l'article 2 de ce texte : "Les professeurs des universités sont chargés, dans tous les cycles d'enseignement supérieur de trois heures de cours magistraux par semaine pendant la durée de l'année universitaire" ... ; qu'à la date où a été défini et exécuté le service des requérants le décret du 21 mars 1959 disposait dans son article 1er : "Le début et la fin de l'année universitaire sont fixés respectivement au 1er octobre et au 30 juin" ; qu'il suit de là que les obligations statutaires des professeurs des universités au cours de l'année universitaire 1983-1984 comportaient 117 heures de cours magistraux ;

Considérant en deuxième lieu, qu'il résulte des dispositions du décret du 18 septembre 1964 modifié notamment par ledécret du 17 février 1983, puis du décret du 23 décembre 1983 susvisé que les professeurs des universités qui effectuent un service d'enseignement complémentaire sont rémunérés à l'heure effective dans les limites fixées auxdits décrets ;
Considérant, en troisième lieu, que l'affectation et le règlement des heures complémentaires de cours, conformément aux articles 27 et 29 de la loi du 12 novembre 1968, incombent aux universités dont dépendent les unités d'enseignement et de recherche dans lesquelles ces services ont été accomplis, alors même qu'elles n'auraient pas reçu les crédits prévus à cet effet ;
Considérant que le requérant a par lettre en date du 2 juillet 1986, demandé le paiement de 35 heures de cours magistraux supplémentaires qu'il aurait effectuées en sus de ses obligations légales qu'il estimait comporter 75 heures de cours magistraux ; qu'il n'est pas contesté que l'intéressé a été rémunéré pour le service qu'il a accompli au-delà de 110 heures de cours magistraux au cours de l'année universitaire 1983-1984 ; que la demande adressée par M. DU BOIS DE GAUDUSSON ne concernant pas des heures complémentaires effectuées au-delà des 117 heures de cours magistraux que comportaient ses obligations légales, le président de l'université était tenu de rejeter sa demande ;
Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. DU BOIS DE GAUDUSSON n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision implicite du président de l'université de Bordeaux I rejetant sa demande tendant à obtenir la rémunération des heures excédentaires sur la base des dispositions des décrets des 18 septembre 1964 modifié et 23 décembre 1983 susvisés ;
Article 1er : La requête de M. DU BOIS DE GAUDUSSON est rejetée.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. DU BOIS DE GAUDUSSON, à l'université de Bordeaux I et au ministre d'Etat, ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports.

Références :

Décret 1959-03-21 art. 1
Décret 64-987 1964-09-18
Décret 79-683 1979-08-09
Décret 83-1175 1983-12-23
Décret 83-823 1983-09-16
Loi 68-978 1968-11-12 art. 27, art. 29


Publications :

Proposition de citation: CE, 27 mars 1991, n° 84174
Inédit au recueil Lebon
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Composition du Tribunal :

Rapporteur ?: Hirsch
Rapporteur public ?: de Froment

Origine de la décision

Date de la décision : 27/03/1991

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