Facebook Twitter Appstore
Page d'accueil > Résultats de la recherche

§ France, Conseil d'État, 8ème sous-section jugeant seule, 21 décembre 2006, 269056

Imprimer

Type d'affaire : Administrative
Type de recours : Plein contentieux

Numérotation :

Numéro d'arrêt : 269056
Numéro NOR : CETATEXT000018004761 ?
Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;conseil.etat;arret;2006-12-21;269056 ?

Texte :

Vu le recours, enregistré le 23 juin 2004 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présenté par le MINISTRE D'ETAT, MINISTRE DE L'ECONOMIE, DES FINANCES ET DE L'INDUSTRIE ; le MINISTRE D'ETAT, MINISTRE DE L'ECONOMIE, DES FINANCES ET DE L'INDUSTRIE demande au Conseil d'Etat d'annuler l'arrêt du 29 avril 2004 de la cour administrative d'appel de Nancy en tant que cet arrêt, faisant partiellement droit à l'appel formé par M. François A contre le jugement du 23 décembre 1999 du tribunal administratif de Besançon ne lui accordant qu'une décharge partielle des compléments de taxe sur la valeur ajoutée auxquels il a été assujetti au titre de la période allant du 1er janvier au 31 décembre 1992 en tant que débiteur solidaire de la SA Decoflock Clara Lander, a, d'une part, réduit les recettes reconstituées du produit toiles premières pour un montant excédant la somme de 46 758 euros au titre de 1992, d'autre part, lui a accordé la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée correspondants ;

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

Vu le code de justice administrative ;

Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de M. Marc El Nouchi, Maître des Requêtes,

- les conclusions de M. Laurent Olléon, Commissaire du gouvernement ;

Considérant qu'il ressort des pièces du dossier soumis aux juges du fond que, par un arrêt du 29 avril 2004, la cour administrative d'appel de Nancy, faisant partiellement droit à l'appel formé par M. A contre un jugement du 23 décembre 1999 du tribunal administratif de Besançon, lui a accordé la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée auxquels il avait été assujetti en conséquence de la réintégration de recettes reconstituées par l'administration et correspondant à la vente du produit toiles premières au titre de 1992 , à hauteur de 193 245,14 euros ; que le MINISTRE D'ETAT, MINISTRE DE L'ECONOMIE, DES FINANCES ET DE L'INDUSTRIE demande l'annulation de cet arrêt en tant qu'il a, d'une part, réduit les recettes reconstituées du produit toiles premières pour un montant excédant la somme de 46 758 euros au titre de 1992, d'autre part, accordé à M. A, reconnu débiteur solidaire de la SA Decoflock Clara Lander, la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée correspondants ;

Considérant qu'il ressort des pièces du dossier soumis aux juges du fond que M. A ne demandait à la cour, en ce qui concerne les redressements relatifs aux recettes reconstituées du produit toiles premières, qu'une réduction de base imposable à hauteur de 46 758 euros au titre de 1992 ; que, par suite, la cour administrative d'appel de Nancy a statué au-delà des conclusions dont elle était saisie en lui accordant une réduction de ses bases d'imposition à hauteur, en ce qui concerne les redressements issus de la reconstitution par l'administration des recettes liées à la vente du produit toiles premières, de montants excédant les redressements demeurant en litige à ce titre, et en le déchargeant, par voie de conséquence, des rappels d'impositions et des pénalités y afférents ; que, pour le motif ainsi invoqué, il doit être fait droit au recours du MINISTRE D'ETAT, MINISTRE DE L'ECONOMIE, DES FINANCES ET DE L'INDUSTRIE, auquel M. A n'est pas fondé à opposer une exception d'irrecevabilité tirée de ce qu'il aurait dû solliciter la rectification de l'erreur commise par la cour en usant devant celle-ci de la procédure prévue par l'article R. 831-1 du code de justice administrative ;

Considérant qu'il résulte de ce qui précède que l'arrêt attaqué doit être annulé en tant qu'il a, d'une part, réduit les recettes reconstituées du produit toiles premières pour des montants excédant la somme de 46 758 euros au titre de 1992, d'autre part, accordé à M. A la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée correspondants ;

Considérant que cette annulation ne laisse rien à juger ; qu'il n'y a lieu, par suite, ni de faire application des dispositions du premier alinéa de l'article L. 821-2 du code de justice administrative, ni de renvoyer l'affaire devant la cour administrative d'appel de Nancy ; que les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que demande M. A au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens ;

D E C I D E :

--------------

Article 1er : Les articles 3 et 5 de l'arrêt du 29 avril 2004 de la cour administrative d'appel de Nancy sont annulés en tant que par ces articles, la cour a, d'une part, réduit les recettes reconstituées du produit toiles premières pour des montants excédant la somme de 46 758 euros au titre de 1992, d'autre part, accordé à M. A la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée correspondants.

Article 2 : Les conclusions de M. A tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente décision sera notifiée au MINISTRE DE L'ECONOMIE, DES FINANCES ET DE L'INDUSTRIE et à M. François A.


Publications :

Proposition de citation: CE, 21 décembre 2006, n° 269056
Inédit au recueil Lebon
RTFTélécharger au format RTF

Composition du Tribunal :

Président : M. Le Roy
Rapporteur ?: M. Marc El Nouchi
Rapporteur public ?: M. Olléon

Origine de la décision

Formation : 8ème sous-section jugeant seule
Date de la décision : 21/12/2006

Fonds documentaire ?: Legifrance

Legifrance
Association des cours judiciaires suprêmes francophones Organisation internationale de la francophonie

Juricaf est un projet de l'AHJUCAF, l'association des cours judiciaires suprêmes francophones,
réalisé en partenariat avec le Laboratoire Normologie Linguistique et Informatique du droit (Université Paris I).
Il est soutenu par l'Organisation internationale de la Francophonie et le Fonds francophone des inforoutes.