Facebook Twitter Appstore
Page d'accueil > Résultats de la recherche

§ France, Cour administrative d'appel de Bordeaux, 1e chambre, 11 juin 1998, 94BX31000

Imprimer

Type d'affaire : Administrative

Numérotation :

Numéro d'arrêt : 94BX31000
Numéro NOR : CETATEXT000007490147 ?
Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;cour.administrative.appel.bordeaux;arret;1998-06-11;94bx31000 ?

Analyses :

COMPETENCE - REPARTITION DES COMPETENCES ENTRE LES DEUX ORDRES DE JURIDICTION - COMPETENCE DETERMINEE PAR UN CRITERE JURISPRUDENTIEL - PERSONNEL - AGENTS DE DROIT PUBLIC.


Texte :

Vu l'ordonnance en date du 1er septembre 1997 par laquelle le président de la cour administrative d'appel de Paris a transmis, en application du décret n 97-457 du 9 mai 1997, à la cour administrative d'appel de Bordeaux le dossier de la requête de la COMMUNE DE SAINTE-MARIE DE LA REUNION ;
Vu la requête enregistrée le 20 juillet 1994 au greffe de la cour administrative d'appel de Paris, présentée pour la COMMUNE DE SAINTE-MARIE DE LA REUNION qui demande à la cour :
1 ) d'ordonner le sursis à exécution du jugement en date du 4 mai 1994 par lequel le tribunal administratif de La Réunion a condamné la COMMUNE DE SAINTE-MARIE à verser à M. Marius X... une indemnité pour pertes de salaires dont le montant est à déterminer ultérieurement, une somme de 10.000 F au titre des troubles dans les conditions d'existence, le tout avec intérêts au taux légal à compter du jour du jugement, la somme de 1.000 F au titre de l'article L. 8-1 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;
2 ) d'annuler ledit jugement ;
3 ) de condamner M. Marius X... à lui verser la somme de 3.000 F en application de l'article L. 8-1 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code des communes ;
Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;
Vu la loi n 87-1127 du 31 décembre 1987 ;
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;
Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 14 mai 1998 :
- le rapport de F. ZAPATA, rapporteur ;
- et les conclusions de J.F. DESRAME, commissaire du gouvernement ;

Sur la compétence de la juridiction administrative :
Considérant que par une décision du 25 février 1994, le Conseil d'Etat a jugé que le litige relatif au licenciement de M. Marius X... par la COMMUNE DE SAINTE-MARIE DE LA REUNION ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative et a transmis à la cour administrative d'appel de Paris, en application de l'article 1 de la loi du 31 décembre 1987, le recours de la commune contre le jugement du tribunal administratif de la Réunion du 24 avril 1991 qui a annulé la décision du maire de Sainte-Marie de la Réunion du 31 août 1990 portant licenciement de M. Marius X... ; que, par un arrêt du 10 mai 1994, la cour administrative d'appel de Paris a annulé ce jugement et a rejeté la demande de M. X... comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître ;
Considérant que par un jugement du 4 mai 1994 dont il est fait appel par la COMMUNE DE SAINTE-MARIE DE LA REUNION, le tribunal administratif de Saint-Denis de la Réunion a renvoyé M. Marius X... devant ladite commune pour qu'il soit procédé à la liquidation de l'indemnité qui lui est dûe au titre des pertes de rémunération et a condamné la commune à verser à M. Marius X... la somme de 10.000 F avec intérêts de droit au titre des troubles dans les conditions d'existence ;
Considérant que les personnels non statutaires travaillant pour le compte d'un service public administratif géré par une personne publique sont des agents contractuels de droit public, quelque soit leur emploi ; que, dès lors, il n'appartient qu'aux tribunaux de l'ordre administratif de connaître des conclusions de M. Marius X... tendant à la condamnation de la COMMUNE DE SAINTE-MARIE DE LA REUNION au paiement de diverses sommes qui lui sont dûes suite à la cessation de ses fonctions d'agent non titulaire de cette commune ; qu'ainsi, la COMMUNE DE SAINTE-MARIE DE LA REUNION n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que par le jugement attaqué du 14 mai 1994, le tribunal administratif de Saint-Denis de la Réunion l'a condamnée à verser diverses sommes à M. Marius X... consécutivement à son licenciement ;
Sur l'application de l'article L. 8-1 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel :
Considérant que M. Marius X... n'étant pas la partie perdante dans la présente instance, les dispositions de l'article L. 8-1 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel font obstacle à ce qu'il soit condamné à verser à la COMMUNE DE SAINTE-MARIE DE LA REUNION la somme qu'elle demande au titre des frais non compris dans les dépens ;
Article 1er : La requête n 94BX31000 de la COMMUNE DE SAINTE-MARIE DE LA REUNION est rejetée.

Références :

Code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel L8-1
Loi 87-1127 1987-12-31 art. 1


Publications :

RTFTélécharger au format RTF

Composition du Tribunal :

Rapporteur ?: F. ZAPATA
Rapporteur public ?: J.F. DESRAME

Origine de la décision

Formation : 1e chambre
Date de la décision : 11/06/1998

Fonds documentaire ?: Legifrance

Legifrance
Association des cours judiciaires suprêmes francophones Organisation internationale de la francophonie

Juricaf est un projet de l'AHJUCAF, l'association des cours judiciaires suprêmes francophones,
réalisé en partenariat avec le Laboratoire Normologie Linguistique et Informatique du droit (Université Paris I).
Il est soutenu par l'Organisation internationale de la Francophonie et le Fonds francophone des inforoutes.