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§ France, Cour administrative d'appel de Bordeaux, 2ème chambre (formation à 5), 26 juin 2000, 98BX01881

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Type d'affaire : Administrative
Type de recours : Excès de pouvoir

Numérotation :

Numéro d'arrêt : 98BX01881
Numéro NOR : CETATEXT000018075868 ?
Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;cour.administrative.appel.bordeaux;arret;2000-06-26;98bx01881 ?

Texte :

Vu la requête, enregistrée au greffe de la cour le 26 octobre 1998 sous le n° 98BX01881, présentée pour M. Abdellatif Y, domicilié au ... ;

M. Y demande à la cour :

1°) d'annuler le jugement en date du 30 juin 1998 par lequel le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du ministre de l'intérieur en date du 30 mai 1997 prononçant son expulsion du territoire français ;

2°) d'annuler ledit arrêté ;

....................................................................................................................................

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945, relative aux conditions d'entrée et de séjour des étrangers en France, modifiée ;

Classement CNIJ : 335-02-03 C

335-02-04

Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;

Vu la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;

Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;

Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 29 mai 2000 :

- le rapport de M. MADEC, rapporteur ;

- les observations de Maître LOYCE-CONTY substituant Maître KEITA, avocat de M. Abdellatif Y ;

- et les conclusions de M. REY, commissaire du gouvernement ;

Considérant qu'aux termes de l'article 26 b de l'ordonnance susvisée du 2 novembre 1945 : « L'expulsion peut être prononcée... b) lorsqu'elle constitue une nécessité impérieuse pour la sûreté de l'Etat ou la sécurité publique, par dérogation à l'article 25 » ; qu'il ressort des pièces du dossier que M. Y, ressortissant marocain né en 1970, s'est rendu coupable en 1993 de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner sur la personne de sa concubine, mère de leur enfant, faits pour lesquels il a été condamné à une peine de 11 ans de réclusion ; que, dans ces circonstances, compte tenu de ces faits et également de l'ensemble de son comportement depuis l'adolescence, le ministre de l'intérieur a pu estimer, sans commettre d'erreur d'appréciation, que son expulsion constituait une nécessité impérieuse pour la sécurité publique ;

Considérant que si M. Y fait valoir qu'il n'a pas d'attaches familiales au Maroc et qu'il a toujours vécu en France, où il est arrivé très jeune, il ne justifie pas d'une vie familiale en France, n'ayant plus aucune relation avec sa fille confiée à une tutrice ; que, par suite, dans les circonstances de l'espèce, compte tenu notamment de la gravité des faits commis, l'arrêté prononçant son expulsion n'a pas porté au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a été pris et n'a, par suite, pas méconnu l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. Y n'est pas fondé soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa demande d'annulation dudit arrêté ;

DÉ C I D E :

ARTICLE 1er : La requête de M. Y est rejetée.

98BX01881 ;3-


Publications :

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Composition du Tribunal :

Rapporteur ?: Jean-Yves MADEC
Rapporteur public ?: REY
Avocat(s) : Avocat1

Origine de la décision

Formation : 2ème chambre (formation à 5)
Date de la décision : 26/06/2000

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