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§ France, Cour administrative d'appel de Bordeaux, 2e chambre, 04 décembre 2000, 96BX01864

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Type d'affaire : Administrative

Numérotation :

Numéro d'arrêt : 96BX01864
Numéro NOR : CETATEXT000007498245 ?
Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;cour.administrative.appel.bordeaux;arret;2000-12-04;96bx01864 ?

Analyses :

RESPONSABILITE DE LA PUISSANCE PUBLIQUE - FAITS SUSCEPTIBLES OU NON D'OUVRIR UNE ACTION EN RESPONSABILITE - FONDEMENT DE LA RESPONSABILITE - RESPONSABILITE SANS FAUTE - RESPONSABILITE ENCOURUE DU FAIT DE L'EXECUTION - DE L'EXISTENCE OU DU FONCTIONNEMENT DE TRAVAUX OU D'OUVRAGES PUBLICS - VICTIMES AUTRES QUE LES USAGERS DE L'OUVRAGE PUBLIC - TIERS.

TRAVAUX PUBLICS - DIFFERENTES CATEGORIES DE DOMMAGES - DOMMAGES CAUSES PAR L'EXISTENCE OU LE FONCTIONNEMENT D'OUVRAGES PUBLICS.


Texte :

Vu la requête enregistrée au greffe de la cour le 5 septembre 1996, présentée pour M. et Mme Patrick X..., demeurant ... (Tarn et Garonne), par la S.C.P. d'avocats Sagard-Firmas-Riquelme-Sicard ;
M. et Mme X... demandent à la cour :
1?) d'annuler le jugement en date du 9 mai 1996 par lequel le tribunal administratif de Toulouse a rejeté leur demande tendant à la condamnation de l'Etat à réparer le préjudice que leur ont causé les travaux d'aménagement de la route nationale 20 ;
2?) de condamner l'Etat à leur payer les sommes de 90 200 F au titre de la création d'une voie d'accès à leur propriété et de 700 000 F au titre de la dépréciation de celle-ci en raison de l'existence de l'ouvrage public ;
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu la loi du 28 pluviôse an VIII ;
Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;
Vu la loi n? 87-1127 du 31 décembre 1987 ;
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;
Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 6 novembre 2000 :
- le rapport de M. CHEMIN ;
- les observations de Maître BONHOURE, avocat de M. et Mme Patrick X... ;
- et les conclusions de M. REY, commissaire du gouvernement ;

Considérant que, pour rejeter la demande de M. et Mme X... tendant à la condamnation de l'Etat à réparer le préjudice que leur causerait l'existence d'un ouvrage public réalisé dans le cadre de la transformation en autoroute de la route nationale 20 et, à cette occasion, la suppression d'une des voies d'accès à leur propriété, le tribunal administratif de Toulouse a estimé qu'il était constant que les requérants disposaient d'un autre accès suffisant pour desservir leur immeuble et qu'eu égard à la situation par rapport à celui-ci de la nouvelle bretelle d'accès à l'autoroute, les inconvénients qui en résultaient pour les requérants ne présentaient pas un caractère anormal et spécial excédant ceux que peuvent être appelés à subir, dans l'intérêt général, les propriétaires riverains des voies publiques ; que M. et Mme X... ne font état en appel d'aucun élément de nature à remettre en cause l'appréciation ainsi portée par les premiers juges ; qu'il y a lieu, dès lors, par adoption des motifs retenus par le tribunal, et sans qu'il soit besoin d'ordonner l'expertise sollicitée, de rejeter la requête de M. et Mme X... ;
Considérant que les dispositions de l'article L. 8-1 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, soit condamnée à payer à M. et Mme X... la somme qu'ils demandent au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens ;
Article 1er : La requête de M. et Mme Patrick X... est rejetée.

Références :

Code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel L8-1


Publications :

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Composition du Tribunal :

Rapporteur ?: M. CHEMIN
Rapporteur public ?: M. REY

Origine de la décision

Formation : 2e chambre
Date de la décision : 04/12/2000

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