Facebook Twitter Appstore
Page d'accueil > Résultats de la recherche

§ France, Cour administrative d'appel de Bordeaux, 3ème chambre (formation à 3), 08 décembre 2009, 08BX03209

Imprimer

Type d'affaire : Administrative
Type de recours : Contentieux fiscal

Numérotation :

Numéro d'arrêt : 08BX03209
Numéro NOR : CETATEXT000021764284 ?
Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;cour.administrative.appel.bordeaux;arret;2009-12-08;08bx03209 ?

Texte :

Vu la requête, enregistrée au greffe de la cour le 17 décembre 2008, présentée pour la société SARL GES, dont le siège est 76, route nationale 20 à Saint-Jory (31790), par Me Stiquel ;

La SARL GES demande à la cour :

1°) d'annuler le jugement n° 0702822 du 30 septembre 2008 par lequel le tribunal administratif de Toulouse a rejeté sa demande tendant à la réduction des cotisations d'impôt sur les sociétés qu'elle a acquittées au titre des exercices clos les 31 mars 2003 et 2004 ;

2°) de prononcer la réduction demandée ;

3°) de condamner, le cas échéant, l'Etat aux dépens ;

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

Vu le code de justice administrative ;

Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;

Après avoir entendu à l'audience publique du 10 novembre 2009 :

- le rapport de Mme Demurger, premier conseiller ;

- et les conclusions de M. Vié, rapporteur public ;

Considérant que la SARL GES interjette appel du jugement par lequel le tribunal administratif de Toulouse a rejeté sa demande tendant à la réduction des cotisations d'impôt sur les sociétés qu'elle a acquittées au titre des exercices clos les 31 mars 2003 et 2004 ;

Considérant qu'aux termes de l'article R. 196-1 du livre des procédures fiscales : Pour être recevables, les réclamations relatives aux impôts autres que les impôts directs locaux et les taxes annexes à ces impôts, doivent être présentées à l'administration au plus tard le 31 décembre de la deuxième année suivant celle, selon le cas : a) De la mise en recouvrement du rôle ou de la notification d'un avis de mise en recouvrement / b) Du versement de l'impôt contesté lorsque cet impôt n'a pas donné lieu à l'établissement d'un rôle ou à la notification d'un avis de mise en recouvrement / c) De la réalisation de l'événement qui motive la réclamation ;

Considérant que la SARL GES a fait l'objet, au cours de l'année 2003, d'une vérification de comptabilité portant sur les exercices clos les 31 décembre 2000, 2001 et 2002 ; que s'agissant de l'impôt sur les sociétés, l'administration a réintégré aux bénéfices de l'exercice 2000 une provision pour garantie donnée au client, d'un montant de 42 076 euros, au motif que cette dernière n'était pas justifiée ; qu'elle a également rehaussé les bénéfices de l'exercice 2002 d'un montant de 55 467 euros, correspondant à une charge à payer en raison du licenciement de salariés en 2003 et regardée comme déduite prématurément en 2002 ; que les redressements correspondants ont été notifiés, le 3 décembre 2003, à la requérante ; que, par deux réclamations, l'une du 27 décembre 2006, reçue le 2 janvier 2007, l'autre, rectificative, du 8 mars 2007, la SARL GES a demandé à l'administration la réduction de l'impôt sur les sociétés qu'elle a spontanément acquitté au titre de l'exercice clos le 31 mars 2003 ; que la société se prévaut, d'une part, d'une double imposition, à la fois au titre des années 2002, 2003 et 2004, de la provision de 55 467 euros, réintégrée dans son bénéfice de l'exercice 2002, qu'elle aurait payée au cours de l'exercice 2003 mais dont elle aurait omis la déduction des bénéfices des exercices 2003 et 2004, d'autre part, d'une double imposition, à la fois au titre des années 2000 et 2003, de la provision pour garantie de 42 076 euros, réintégrée à son bénéfice de l'exercice 2000 et qu'elle a rapportée au bénéfice de l'exercice clos le 1er mars 2003 ;

Considérant que, si la mise en recouvrement des cotisations supplémentaires à l'impôt sur les sociétés auxquelles la SARL GES a été assujettie à la suite de la vérification de comptabilité n'est intervenue que le 30 avril 2004, cet acte, qui découle directement des redressements notifiés à la société le 3 décembre 2003, ne revêtait pas un caractère imprévisible et ne renvoyait pas à des éléments que la société n'était pas en mesure de connaître ; que, par suite, il ne peut être regardé comme un événement de nature à motiver la réclamation au sens des dispositions du c de l'article R. 196-1 du livre des procédures fiscales ; que, par ailleurs, il n'est pas allégué que tout ou partie du versement de l'impôt sur les sociétés dû au titre de l'année 2003 ait été réalisé postérieurement au 31 décembre 2003 ; que, dès lors, le délai de réclamation prévu au b de l'article R. 196-1 précité du livre des procédures fiscales courait jusqu'à la date du 31 décembre 2005 ; que, dans ces conditions, la réclamation présentée par la SARL GES, en date du 27 décembre 2006, était tardive ;

Considérant que si la SARL GES se prévaut de la documentation administrative de base n° 13-O-2121 en date du 30 avril 1996, cette documentation, qui concerne la procédure contentieuse, ne peut être regardée comme comportant interprétation de la loi fiscale au sens de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales et ne peut, dès lors, utilement être invoquée par la société requérante ;

Considérant qu'il résulte de ce qui précède que la SARL GES n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Toulouse a rejeté sa demande tendant à la réduction des cotisations d'impôt sur les sociétés qu'elle a acquittées au titre des exercice clos les 31 mars 2003 et 2004 ;

Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions des articles R. 761-1 à R. 761-5 du code de justice administrative :

Considérant qu'aucun dépens n'ayant été exposé dans cette affaire, la demande de la société requérante doit être rejetée.

DECIDE :

Article 1er : La requête de la SARL GES est rejetée.

''

''

''

''

2

N°08BX03209


Publications :

RTFTélécharger au format RTF

Composition du Tribunal :

Président : Mme FLECHER-BOURJOL
Rapporteur ?: Mme Florence DEMURGER
Rapporteur public ?: M. VIE
Avocat(s) : STIQUEL

Origine de la décision

Formation : 3ème chambre (formation à 3)
Date de la décision : 08/12/2009

Fonds documentaire ?: Legifrance

Legifrance
Association des cours judiciaires suprêmes francophones Organisation internationale de la francophonie

Juricaf est un projet de l'AHJUCAF, l'association des cours judiciaires suprêmes francophones,
réalisé en partenariat avec le Laboratoire Normologie Linguistique et Informatique du droit (Université Paris I).
Il est soutenu par l'Organisation internationale de la Francophonie et le Fonds francophone des inforoutes.