Facebook Twitter Appstore
Page d'accueil > Résultats de la recherche

§ G. c. ROYAUME-UNI

Imprimer

Type d'affaire : Décision
Type de recours : Partiellement recevable ; partiellement irrecevable

Numérotation :

Numéro d'arrêt : 11932/86
Identifiant URN:LEX : urn:lex;coe;cour.europeenne.droits.homme;arret;1988-05-09;11932.86 ?

Parties :

Demandeurs : G.
Défendeurs : ROYAUME-UNI

Texte :

Rés um é des faits
Le requériin( fu! reronnu coupable de faux (énmig npge nprès avoir prétendu , au cours d'un prucès p our m e urtre , o ù il était le principal tGrnoin à charg e , qu'il avait été illégalement in cité à s iyner de fuuss es dFc(arat ion s . /( fiU condnww é d cinq ans d'emprisonnement. Son so(ica nr n otifia Cintent fnn de faire appel et demanda à ce ti/rr l 'aide judiciaire mais, par la suit e . un a vocat déconseilla le recours et la ('nrnmise inn d 'aide judiciairr de la Cour suprdme refusa l 'aid e Le juge ie première in .wunre avait déclaré qu ' il a'ug iuuit d ' unr a,/fàire exceptionnellement lnngue et enmplexe et un psychiatre avait estimé qu e le requ érant maFrrisuit mal la [angi e e anglaise. Cuppel fuf entendu par la High Court of Justiciarv, compos ée de trois ju ges. L 'u ccuscii inn Jiu représemée par le Soliciror Genernf , accompagné d Sm procureur adjoint e t d ' un membre du ministère pub[i c pour les juridictions inJ érieure s, mais ro n i m e les s o lie imce ri 'ont pas le droit de plaider, le re quérnntdonna l ee turr d 'une imervemimi redi gée - par les siim s et d é rrloppam les m oufs de ( 'appe( . Cp ecu enlion fiI valo ir qu e les motifs é(ai enf sans fondement , rnais la co ur ajourna [ 'audien ce p our qu e soien t produits des extraits des n o tes sténographiées prises en première insmn r r sur ! ' un des motifs de ( 'np/rel. A l 'nudi enc r suivante, (e requérant donna à nouveau lectu re d 'un t e. rte rédigé par s es snlicvtars . !1 fut c ependant débmn é de son appel sur tous [ es points . En tre temps , le Procure ur général avait dem ondé à la Hi gli Court of Justi ciar y son uris s ur de i ee p n inl a Je droit yui décualaien( de l'exposé de la ln i fait au ju ry par [r juge de pre mi è re am att ce . Le re qu érnn t b énéficio de Ycride judicinire p our cette procédure dont Yis su e n 'u vait pas d 'e ffet sur sa condanm atio n . n:èm e si la Co ur estima que l 'erpns é fa lt uu jur v n 'avuit p« e' fàit aver préc i.vurr le point de la situnti o n en droi( .
(TRA DUCTIO M
EN DROIT (Extrait ) Le r eq uérant se pl ai n t qu 'a u mépris des i n t ér ê t s de la j u stice o n lui ait refu sé l'aide judiciaire pour son appel . Il al lègue un e flag ra n te inégalité des a rm es, du fait de la présen ce du S o l icitor Gen e ral, d 'u n procure u r adjoint e t d ' a u mo in s u n membre du m inlstère publie pour l es jur i dict i o n s inférieures (Procurator Fiscal's Office) . u se plai nt aussi qu'on lui ait, d e mawaise lui, promis l'immunité p our o6tenir so n 202
témoignage et d 'avoir été i nju s tement pours uiv i po ur fa ux té mo i g nag e . ap rès qu ' il fui reve n u sur l es déclarations qu'on a v ai t obte nu es de l ui d e cette mani ère . Il in voque l es a n ic l es 5, 8 a in si que 1 3 d e l a Co n venti on e t e n p a rt i c ul ier, l'arl icl e 6 par . 1 et 3 c), qui stipulent n ot amm e nt : « I . Toute perso nne adroit à ce que sa cau se soit e nte n du e é qu itable m e nt, pu bl i yueme nt e t d an s un délai ra i so nnable, p ar un t r ibun al i n dé p e nda n t et impartia l ét abli par la lo i qui décidera, soit d es co ntestatio ns s u r ses dro its et o bli ga tion s de carac tère civ i l, soit d u bien-fondé de to ut e acc usat i on e n m a t i cre pénale dirigée co n t r e elle . . .
3 . T n w acc u sé a d r o it n otamment à :
(c) se défe n d r e lui-m cme o u avoi r l'assistance d ' un défe n seu r de so n ch oix et , s' i l n'a pas les moyen s de r ém un ére r un défe n se u r, po uvoir être assisté g rat u itemen t pa r un avoca t d'office, lo rsque l es in té r ê ts de la ju stice l 'e xi ge nt ;
l v Guuve m emem défendeur a fa it valo i r quc le requérant n'a pas ép u isé l es voin : dr recnucs internes au titre de ses griefs sous l'angle de ces dispositioas du fait qu'il n'a pas demandc le contrôle judiciaire du refus de lui accorder l'aide judiciaire n il n'a pas saisi une seconde fois l a commission d'aide judiciaire lorsque sun appel a cié ajourna . Le requérant soutient q ue, se l on la j u r i sprudence rceeme, le run t rüle jud i eiedre des t pas un recou rs efficace d ans ce domai n e, et qu'aucun fa i t qu i a u rait pu rondu i re l a cum rnissi uu à mod i fier sa déc i sion n'est surve n u pz nd an[ la procédure J'npprJ . La Commission r ap pel le que Parti cl e 26 de la Comen tio n n 'obl i ge à épui ser que l es recours concernant les v i o l a t ions alléguées de la Convention et qui, e n mê m e lenips, sont susceptibles d e fo urn ir un moye n effieace e t s uftisan t de reméd i er à l a sima[wu . Un requérant n'est pas tenu d'exercer des r ecours qui , tout en étant théor i yucment de nnwre a constituer u ne voie de reco ur s, n'offrent en fait aucune c han ce de rulresser la vlolalion alléguée (cf . No 9248/81, déc . 10 .10 .83, D .R . 34 p . 78) .
En outre, il est établi que l a charge de prouver l'existence de recuurs internes accessibles et suffisants incombe à l'Etat qui se prévaut de la règle (cf . Cour l iw . DA_, arrèt Deweer du 27 (évrier 1 980, série A n " 35, p . 15, pa r . 26 ; No 90 1 3/80 . (ié .- I I J2 .82 . D . R . 30 pp . 96, 11 0) . Ia Commission observe qu'en vertu du Régime d'aide judiciaire en matière pénale (Legal Aid IGiminnl Procedingsl Scheme) de 1975, la décision de la Commisssiun d'aide judiciaire de refuser cette aide au requérant est répmée définitive . La Commission rappelle en outre yu e, da n s l ' af(a i re Christ ie c/ R eynol d s évoquée p ar Ics pa r Gea, la Court o f Sesaio n ne s'est p as est i mée compéttnte p our examine r
203
la demande de cont rdl c j u d iciaire d 'u n refus d'oc troye r l 'a id e j ud i c i a ir e, et qu'elle a ao u lignc, d' une maniè re géné r a l e, l a d i ffi c ult é, vo i re l'impossibilité, po ur un requérant, de co ntes te r u ne d éc i sio n q ui est défin iti ve et qui n'a a pparemme nt p as beso i n d'être mo ti vée . La Commission constate que, dans ces cond i t ion s, rie n ne p e rm e t de pe n se r que l e requérant a ura i t e u u ne que l con q u e p ossibi l ité de contester avec s uccès, p a r l e biais du contrôle ju dic iaire, l e r efu s opposé p a r l a Com m i ss i on d'a i de judic i ai r e . En re qui concerne l'arg u me n t d u Gouvernement d éfendeur sel on lequel le r eq u éran t n e s'est pas ad ressé u ne seco nd e fois à l a Commission d 'ai de judiciaire, l a Comm i ssion co ns idère q ue l a poss i b i li té de de man der à un e aut o ri té d e reconsidérer u n e d éc i sion qu 'el l e a pr ise ne co ns t itue pas, d' une manière gé n é rale, un reco urs ef (icace aux fins de l ' u nic l e 26 A e la Convention (c f . N o 7729/76, déc . 17 .12 .76, D . R . 7 p . 164), et qu'en l'es pèce, rien n'autorise à pen ser q u'un e deuxième dé mar c h e aup rès d e la Com missio n d'aid e j udicia ir e aura it répond u à u n e telle défi nition . En conséquence . la Co mmi ssion ne pe u t accepte r qu e l a requé t e soit déclarée i rreceva ble pou r défa ut d 'ép u iseme nt des vo i es de recours i nte r nes .
204

Origine de la décision

Formation : Commission (plénière)
Date de la décision : 09/05/1988

Fonds documentaire ?: HUDOC

HUDOC
Association des cours judiciaires suprêmes francophones Organisation internationale de la francophonie

Juricaf est un projet de l'AHJUCAF, l'association des cours judiciaires suprêmes francophones,
réalisé en partenariat avec le Laboratoire Normologie Linguistique et Informatique du droit (Université Paris I).
Il est soutenu par l'Organisation internationale de la Francophonie et le Fonds francophone des inforoutes.