Facebook Twitter Appstore
Page d'accueil > Résultats de la recherche

§ France, Conseil d'État, 8 / 9 ssr, 04 mai 1977, 02696

Imprimer

Sens de l'arrêt : Réformation droits maintenus
Type d'affaire : Administrative
Type de recours : Plein contentieux fiscal

Numérotation :

Numéro d'arrêt : 02696
Numéro NOR : CETATEXT000007615716 ?
Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;conseil.etat;arret;1977-05-04;02696 ?

Analyses :

[2] Détermination de la plus-value - Intérêts des emprunts.


Texte :

VU LE RECOURS DU MINISTRE DE L'ECONOMIE ET DES FINANCES, LEDIT RECOURS ENREGISTRE LE 18 AVRIL 1976 AU SECRETARIAT DU CONTENTIEUX DU CONSEIL D'ETAT ET TENDANT A CE QU'IL PLAISE AU CONSEIL REFORMER UN JUGEMENT EN DATE DU 18 DECEMBRE 1975 PAR LEQUEL LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE NANCY A REDUIT LES COTISATIONS D'IMPOT SUR LE REVENU DES PERSONNES PHYSIQUES ET DE TAXE COMPLEMENTAIRE AUXQUELLES LE SIEUR X... A ETE ASSUJETTI AU TITRE DE L'ANNEE 1969 DANS LES ROLES DE LA COMMUNE DE... ; VU L'ORDONNANCE DU 31 JUILLET 1945 ET LE DECRET DU 30 SEPTEMBRE 1953 VU LE CODE GENERAL DES IMPOTS ;
CONSIDERANT QU'AUX TERMES DE L'ARTICLE 35 A DU CODE GENERAL DES IMPOTS "-I SANS PREJUDICE DE L'APPLICATION DES DISPOSITIONS DES ARTICLES 34 ET 35 ET DE CELLES DE L'ARTICLE 8, LES PROFITS REALISES PAR LES PERSONNES QUI CEDENT DES IMMEUBLES OU FRACTIONS D'IMMEUBLES BATIS OU NON BATIS, AUTRES QUE DES TERRAINS VISES A L'ARTICLE 150TER I-3, QU'ELLES ONT ACQUIS OU FAIT CONSTRUIRE DEPUIS MOINS DE CINQ ANS, SONT SOUMIS A L'IMPOT SUR LE REVENU DES PERSONNES PHYSIQUES AU TITRE DE BENEFICES INDUSTRIELS ET COMMERCIAUX, A MOINS QU'ELLES JUSTIFIANT QUE L'ACHAT OU LA CONSTRUCTION N'A PAS ETE FAIT DANS UNE INTENTION SPECULATIVE.... -POUR LA DETERMINATION DU BENEFICE IMPOSABLE, LE PRIX D'ACQUISITION EST MAJORE DE 3 % POUR CHAQUE ANNEE ECOULEE DEPUIS L'ENTREE DU BIEN DANS LE PATRIMOINE DU CONTRIBUABLE OU DEPUIS LA REALISATION DES IMPENSES.... "
CONSIDERANT QUE LA SOCIETE CIVILE IMMOBILIERE "B..." A VENDU AU PRIX DE 400.000 F, LES 14 ET 18 MARS 1969, UN TERRAIN, SIS A... QU'ELLE AVAIT ACHETE 94.600 F LE 27 MAI 1965 ; QUE, LE SIEUR X... , DETENANT LA MOITIE DES PARTS SOCIALES, LA PLUS-VALUE, QUI EST RESULTEE DE CETTE OPERATION A ETE DANS CETTE PROPORTION ET SUR LE FONDEMENT COMBINE DES DISPOSITIONS PRECITEES ET DE CELLES DE L'ARTICLE 8 DU CODE GENERAL DES IMPOTS SOUMISE A L'IMPOT SUR LE REVENU DES PERSONNES PHYSIQUES ET A LA TAXE COMPLEMENTAIRE AU TITRE DE 1969 ; QUE LE MINISTRE DE L'ECONOMIE ET DES FINANCES, A CONCURRENCE DES DROITS CORRESPONDANT A L'INCORPORATION AUX REVENUS IMPOSES D'UNE SOMME DE 135.560 F, DEMANDE LE RETABLISSEMENT DE CES IMPOSITIONS DONT, PAR LE JUGEMENT ATTAQUE, LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE NANCY A DECHARGE LE SIEUR X... ;
CONSIDERANT QUE, S'IL RESULTE DE L'INSTRUCTION QUE, LORS DE L'ACHAT DU TERRAIN DONT S'AGIT, LA SOCIETE CIVILE IMMOBILIERE "B... "AVAIT LE DESSEIN D'Y CONSTRUIRE DES LOGEMENTS, ET QU'ELLE Y RENONCA ENSUITE EN RAISON DU REJET, PAR L'ADMINISTRATION, DE SA DEMANDE DE PERMIS DE CONSTRUIRE, LA CIRCONSTANCE QU'ELLE DONNAIT EN LOCATION LES HABITATIONS QU'ELLE AVAIT PRECEDEMMENT EDIFIEES, N'ETABLIT PAS, A ELLE SEULE, QU'ELLE ENTENDAIT EMPLOYER AUX MEMES FINS LES CONSTRUCTIONS QU'ELLE PROJETAIT DES LORS QUE LA VENTE D'IMMEUBLES, COMME LEUR LOCATION, ENTRAIENT DANS SON OBJET TEL QU'IL EST DEFINI DANS SES STATUTS ; QUE, PAR SUITE, LE SIEUR X... N'APPORTE PAS LA PREUVE QUE LE TERRAIN VENDU AVAIT ETE ACHETE PAR LA SOCIETE SANS INTENTION SPECULATIVE ;
CONSIDERANT QU'IL RESULTE DE CE QUI PRECEDE QUE C'EST A TORT QUE LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF S'EST FONDE SUR LE MOTIF QUE LA PLUS VALUE LITIGIEUSE N'ENTRAIT PAS DANS LE CHAMP D'APPLICATION DE L'ARTICLE 35A PRECITE, POUR ACCORDER DECHARGE AU SIEUR X... , DES IMPOSITIONS AUXQUELLES IL AVAIT ETE SOUMIS ;
CONSIDERANT, TOUTEFOIS, QU'IL APPARTIENT AU CONSEIL D'ETAT, SAISI DE L'ENSEMBLE DU LITIGE PAR L'EFFET DEVOLUTIF DE L'APPEL. D'EXAMINER L'AUTRE MOYEN SOULEVE PAR LE SIEUR X... DEVANT LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE NANCY, ET QUI EST RELATIF AU CALCUL DE LA PLUS VALUE IMPOSEE ;
CONSIDERANT, D'UNE PART QU'IL RESULTE DES DISPOSITIONS PRECITEES DE L'ARTICLE 35 A DU CODE GENERAL DES IMPOTS QUE LA PLUS VALUE IMPOSABLE EST EGALE A LA DIFFERENCE ENTRE LE PRIX DE LA CESSION ET LE TOTAL FORME PAR LE PRIX D'ACQUISITION ETLE COUT DES IMPENSES, L'UN ET L'AUTRE ETANT DUMENT MAJORES COMME IL EST PREVU AUDIT ARTICLE ; QU'IL SUIT DE LA, QUE LE SIEUR X... N'EST FONDE A DEMANDER QU'EN SOIENT SOUSTRAITS NI LE MONTANT DES EMPRUNTS QUE LA SOCIETE A DU CONTRACTER NI CELUI DES INTERETS QU'EN CONSEQUENCE ELLE A DU VERSER POUR PAYER L'ACHAT DU TERRAIN DONT S'AGIT ;
CONSIDERANT, D'AUTRE PART, QUE LE SIEUR X... N'ETABLIT PAS QUE LE MONTANT MAJORE DES IMPENSES REALISEES PAR LA SOCIETE SUR LEDIT TERAIN DEPASSE LA SOMME DE 7.357,50 F DONT LE MINISTRE ADMET LA REALITE, QUE, COMPTE TENU D'UNE REDUCTION OPEREE PAR LE DIRECTEUR DEPARTEMENTAL DES IMPOTS SUR LA RECLAMATION DU SIEUR X... , LA PLUS VALUE IMPOSABLE POUR LA PART DE MOITIE QUI REVIENT A CELUI-CI, RESSORT A 135.560 F ; QUE, DES LORS, COMPTE TENU DES AUTRES REVENUS DU SIEUR X... , LES BASES DE L'IMPOT SUR LE REVENU DES PERSONNES PHYSIQUES ET CELLES DE LA TAXE COMPLEMENTAIRE DOIVENT, AU TITRE DE 1969, ETRE FIXEES RESPECTIVEMENT A 154.400 F ET A 166.800 F ;
CONSIDERANT QU'IL RESULTE DE TOUT CE QUI PRECEDE QUE LE MINISTRE DE L'ECONOMIE ET DES FINANCES EST FONDE A SOUTENIR QUE, C'EST A TORT QUE, PAR LE JUGEMENT ATTAQUE, LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE NANCY A ACCORDE UNE REDUCTION DES IMPOSITIONS LITIGIEUSES SUPERIEURE A CELLE QUI RESULTE DE LA SUBSTITUTION A LEURS BASES DE CELLES QUI SONT INDIQUEES CI-DESSUS ;
DECIDE ARTICLE 1ER - LES BASES D'IMPOSITION DU SIEUR X... , AU TITRE DE 1969, SONT FIXEES A 154.400 F POUR L'IMPOT SUR LE REVENU DES PERSONNES PHYSIQUES ET A 166.800 F POUR LA TAXE COMPLEMENTAIRE. ARTICLE 2 - LE SIEUR X... , EST RETABLI AUX ROLES DE L'IMPOT SUR LE REVENU DES PERSONNES PHYSIQUES ET DE LA TAXE COMPLEMENTAIRE DE 1969 A CONCURRENCE DES DROITS RESULTANTS DES BASES INDIQUEES CI-DESSUS. ARTICLE 3 - LE JUGEMENT SUSVISE DU TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE NANCY EST REFORME EN CE QU'IL A DE CONTRAIRE A LA PRESENTE DECISION. ARTICLE 4 - EXPEDITION DE LA PRESENTE DECISION SERA TRANSMISE AU MINISTRE DELEGUE A L'ECONOMIE ET AUX FINANCES.

Références :

CGI 150 ter I 3
CGI 34
CGI 35
CGI 35 A I
CGI 8


Publications :

Proposition de citation: CE, 04 mai 1977, n° 02696
Inédit au recueil Lebon
RTFTélécharger au format RTF

Composition du Tribunal :

Président : M. Rain
Rapporteur ?: M. Quandalle
Rapporteur public ?: M. Lobry

Origine de la décision

Formation : 8 / 9 ssr
Date de la décision : 04/05/1977

Fonds documentaire ?: Legifrance

Legifrance
Association des cours judiciaires suprêmes francophones Organisation internationale de la francophonie

Juricaf est un projet de l'AHJUCAF, l'association des cours judiciaires suprêmes francophones,
réalisé en partenariat avec le Laboratoire Normologie Linguistique et Informatique du droit (Université Paris I).
Il est soutenu par l'Organisation internationale de la Francophonie et le Fonds francophone des inforoutes.