Facebook Twitter Appstore
Page d'accueil > Résultats de la recherche

§ France, Conseil d'État, 1 ss, 11 septembre 1995, 127207

Imprimer

Type d'affaire : Administrative

Numérotation :

Numéro d'arrêt : 127207
Numéro NOR : CETATEXT000007886101 ?
Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;conseil.etat;arret;1995-09-11;127207 ?

Analyses :

TRAVAIL ET EMPLOI - POLITIQUES DE L'EMPLOI - INDEMNISATION DES TRAVAILLEURS PRIVES D'EMPLOI.


Texte :

Vu le recours du MINISTRE DU TRAVAIL, DE L'EMPLOI ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE enregistré le 1er juillet 1991 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, ; le MINISTRE DU TRAVAIL, DE L'EMPLOI ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE demande que le Conseil d'Etat :
1°) annule l'article 1er du jugement du 12 avril 1991 par lequel le tribunal administratif de Grenoble a annulé, à la demande de Mlle X..., la décision implicite du directeur départemental du travail et de l'emploi de Haute-Savoie refusant d'établir le décompte de référence à prendre en compte pour le calcul des indemnités de chômage dues à l'intéressée ;
2°) rejette la demande présentée par Mlle X... devant le tribunal administratif de Grenoble ;
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code du travail ;
Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;
Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;
Après avoir entendu en audience publique :
- le rapport de M. de la Ménardière, Maître des Requêtes,
- les conclusions de M. Bonichot, Commissaire du gouvernement ;

Considérant que la demande dont Mlle X... avait saisi le tribunal administratif de Grenoble tendait à l'annulation de la décision implicite du directeur départemental du travail et de l'emploi de la Haute-Savoie refusant d'établir le décompte devant servir de base au calcul des indemnités de chômage dues à l'intéressée sur la base de la rémunération qu'elle percevait dans l'emploi exercé en Suisse ; qu'il ressort des pièces du dossier que, antérieurement à la date du 12 avril 1991 à laquelle le tribunal administratif a, par l'article 1er de son jugement, annulé cette décision, Mlle X... avait obtenu un décompte conforme à sa demande, ce dont le tribunal a été informé par mémoire enregistré le 25 mars 1991 ; qu'ainsi, les conclusions dirigées contre cette décision étaient devenues sans objet à la date du 12 avril 1991 ; que ledit article 1er doit dès lors être annulé ;
Considérant qu'il y a lieu d'évoquer et d'examiner immédiatement les conclusions susmentionnées présentées par Mlle X... devant le tribunal administratif de Grenoble ;
Considérant qu'il résulte de ce qui précède que ces conclusions sont devenues sans objet ;
Article 1er : L'article 1er du jugement du tribunal administratif de Grenoble en date du 12 avril 1991 est annulé.
Article 2 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la demande de Mlle X... tendant à l'annulation de la décision implicite par laquelle le directeur départemental du travail et de l'emploi de Haute-Savoie a refusé d'établir le décompte devant servir de base au calcul des indemnités de chômage dues à l'intéressée.
Article 3 : Le surplus des conclusions du recours du MINISTRE DU TRAVAIL, DE L'EMPLOI ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE est rejeté.
Article 4 : La présente décision sera notifiée au ministre du travail, du dialogue social et de la participation et à Mlle X....


Publications :

Proposition de citation: CE, 11 septembre 1995, n° 127207
Inédit au recueil Lebon
RTFTélécharger au format RTF

Composition du Tribunal :

Rapporteur ?: M. de la Ménardière
Rapporteur public ?: M. Bonichot

Origine de la décision

Formation : 1 ss
Date de la décision : 11/09/1995

Fonds documentaire ?: Legifrance

Legifrance
Association des cours judiciaires suprêmes francophones Organisation internationale de la francophonie

Juricaf est un projet de l'AHJUCAF, l'association des cours judiciaires suprêmes francophones,
réalisé en partenariat avec le Laboratoire Normologie Linguistique et Informatique du droit (Université Paris I).
Il est soutenu par l'Organisation internationale de la Francophonie et le Fonds francophone des inforoutes.