Facebook Twitter Appstore
Page d'accueil > Résultats de la recherche

§ France, Conseil d'État, 9 / 8 ssr, 14 février 1994, 105983

Imprimer

Type d'affaire : Administrative

Numérotation :

Numéro d'arrêt : 105983
Numéro NOR : CETATEXT000007836490 ?
Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;conseil.etat;arret;1994-02-14;105983 ?

Analyses :

DOMAINE - DOMAINE PUBLIC - REGIME - CONSEQUENCES DU REGIME DE LA DOMANIALITE PUBLIQUE SUR D'AUTRES LEGISLATIONS.

URBANISME ET AMENAGEMENT DU TERRITOIRE - PERMIS DE CONSTRUIRE - PROCEDURE D'ATTRIBUTION - INSTRUCTION DE LA DEMANDE.


Texte :

Vu la requête, enregistrée le 20 mars 1989 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentée pour M. Louis X..., demeurant ... ; M. X... demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler le jugement du 28 décembre 1988 par lequel le tribunal administratif de Lyon a rejeté sa demande dirigée contre l'arrêté du 4 juin 1987 par lequel le maire de la commune de Saint-Etienne a délivré un permis de construire à la société HLM "Bâtir et Loger" pour l'édification d'un immeuble collectif comportant neuf logements aux 2 et 4 place de l'Abbaye à Saint-Etienne ;
2°) d'annuler pour excès de pouvoir cette décision ;
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de l'urbanisme ;
Vu le décret n° 76-790 du 20 août 1976 ;
Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;
Après avoir entendu en audience publique :
- le rapport de M. Bardou, Maître des requêtes,
- les observations de la S.C.P. Masse-Dessen, Georges, Thouvenin, avocat de M. Louis X... et de Me Le Prado, avocat de la ville de Saint-Etienne,
- les conclusions de M. Y.... Martin, Commissaire du gouvernement ;

Sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête :
Considérant que, par un arrêté du 4 juin 1987, le maire de Saint-Etienne (Loire) a délivré à la société anonyme d'HLM "Bâtir et Loger" le permis de construire un immeuble sur un terrain composé des parcelles n os 108 et 109, cédées par la ville, et d'une partie déclassée du domaine public communal constitué par la place de l'Abbaye ; que, pour contester la légalité de cet arrêté, M. X... fait valoir que cette procédure de déclassement aurait dû être étendue à la parcelle n° 108 que la ville a estimé à tort appartenir à son domaine privé et que, dès lors qu'elle n'avait pas cessé de faire partie, en réalité, du domaine public, aucune autorisation d'y édifier un bâtiment ne pouvait être accordée ;
Considérant qu'il est constant que la parcelle n° 108 n'a pas été comprise dans la procédure de déclassement diligentée par la ville de Saint-Etienne ; qu'il résulte de l'instruction que cette parcelle était, à la date de la délivrance du permis de construire attaqué, affectée à la circulation publique et constituait, de ce fait, une dépendance du domaine public communal ; qu'il y a lieu, dans ces conditions, de faire droit au moyen ci-dessus analysé de M. X... et de prononcer l'annulation pour excès de pouvoir de l'arrêté du 4 juin 1987 accordant un permis de construire à la société d'HLM "Bâtir et Loger" ;
Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X... est fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Lyon a rejeté la demande dirigée contre ledit arrêté ;
Article 1er : Le jugement du tribunal administratif de Lyon du 28 novembre 1988 et l'arrêté du maire de Saint-Etienne du 4 juin 1987 sont annulés.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. X..., à la ville de Saint-Etienne et au ministre de l'équipement, des transports et du tourisme.


Publications :

Proposition de citation: CE, 14 février 1994, n° 105983
Inédit au recueil Lebon
RTFTélécharger au format RTF

Composition du Tribunal :

Rapporteur ?: Bardou
Rapporteur public ?: Ph. Martin

Origine de la décision

Formation : 9 / 8 ssr
Date de la décision : 14/02/1994

Fonds documentaire ?: Legifrance

Legifrance
Association des cours judiciaires suprêmes francophones Organisation internationale de la francophonie

Juricaf est un projet de l'AHJUCAF, l'association des cours judiciaires suprêmes francophones,
réalisé en partenariat avec le Laboratoire Normologie Linguistique et Informatique du droit (Université Paris I).
Il est soutenu par l'Organisation internationale de la Francophonie et le Fonds francophone des inforoutes.