Facebook Twitter Appstore
Page d'accueil > Résultats de la recherche

§ France, Conseil d'État, 1ere et 2eme sous-sections reunies, 28 mai 2003, 235300

Imprimer

Sens de l'arrêt : Rejet
Type d'affaire : Administrative
Type de recours : Plein contentieux

Numérotation :

Numéro d'arrêt : 235300
Numéro NOR : CETATEXT000008146020 ?
Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;conseil.etat;arret;2003-05-28;235300 ?

Analyses :

Aide sociale - Différentes formes d'aide sociale - Aide sociale aux personnes handicapées - Allocations diverses (voir aussi Sécurité sociale).


Texte :

Vu la requête, enregistrée le 28 juin 2001 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par le DEPARTEMENT DU LOIRET, représenté par le président du conseil général ; le DEPARTEMENT DU LOIRET demande au Conseil d'Etat d'annuler la décision en date du 5 février 2001 de la commission centrale d'aide sociale annulant les décisions de la commission départementale d'aide sociale du Loiret du 30 juin 1998 et du président du conseil général du Loiret des 26 janvier et 23 mars 1998 et rétablissant M. X... dans ses droits à l'allocation compensatrice ;

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de l'action sociale et des familles ;

Vu la loi n° 75-534 du 30 juin 1975 ;

Vu la loi n° 97-60 du 24 janvier 1997 ;

Vu le décret n° 77-1549 du 31 décembre 1977 ;

Vu le code de justice administrative ;

Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de M. Lafouge, Conseiller d'Etat,

- les conclusions de Mlle Fombeur, Commissaire du gouvernement ;

Considérant qu'aux termes du quatrième alinéa du I de l'article 39 de la loi du 30 juin 1975 d'orientation en faveur des personnes handicapées, dans sa rédaction issue de l'article 27 de la loi du 24 janvier 1997 instituant une prestation spécifique dépendance : Toute personne qui a obtenu le bénéfice de l'allocation compensatrice après l'âge mentionné au premier alinéa et avant la date d'entrée en application de la loi n° 97-60 du 24 janvier 1997 précitée et qui remplit les conditions prévues par l'article 2 de ladite loi peut choisir, dans des conditions fixées par décret, de bénéficier du maintien de l'allocation compensatrice jusqu'au terme de la période pour laquelle elle a été attribuée. Deux mois avant le terme de la période susmentionnée, le président du conseil général examine, dans les conditions fixées par ladite loi, si cette personne peut bénéficier de la prestation spécifique dépendance. Toutefois, lorsque la période pour laquelle l'allocation compensatrice a été attribuée prend fin avant le 1er juillet 1997 et que la personne concernée a opté pour son maintien, le bénéfice de cette allocation est prorogé jusqu'à cette date. Pour la personne visée au présent alinéa qui opte en faveur du maintien de l'allocation compensatrice, le contrôle d'effectivité de l'aide s'effectue dans les mêmes conditions que pour celui mis en oeuvre dans le cadre de la prestation spécifique dépendance mentionnée à l'article 2 de la loi n° 97-60 du 24 janvier 1997 précitée ; qu'aux termes du V du même article issu de la loi du 18 janvier 1994 : Le service de l'allocation compensatrice peut être suspendu ou ininterrompu lorsqu'il est établi, dans des conditions déterminées par décret en Conseil d'Etat, que son bénéficiaire ne reçoit pas l'aide effective d'une tierce personne pour accomplir les actes essentiels de l'existence ; qu'aux termes de l'article 21 de la loi du 24 janvier 1997 susmentionnée : L'un au moins des membres de l'équipe médico-sociale mentionnée à l'article 3 assure à la résidence du bénéficiaire de la prestation spécifique dépendance un suivi de l'aide qui comporte, notamment, au moins une fois par an, un contrôle de l'effectivité de celle-ci, de son adéquation aux besoins de la personne et de la qualité du service rendue. Dans les conditions déterminées par décret en Conseil d'Etat, sur le rapport de l'équipe médico-sociale mentionnée au premier alinéa, le service de la prestation spécifique dépendance est suspendu par le président du conseil général lorsqu'il est manifeste que son bénéficiaire ne reçoit pas d'aide effective ou que le service rendu présente un risque pour la santé, la sécurité ou le bien-être physique et moral de celui-ci. En ce cas, après avis de l'équipe médico-sociale, le président du conseil général propose au bénéficiaire ou, le cas échéant, à son tuteur des solutions de substitution ;

Considérant qu'il résulte de ces dispositions que la suspension de l'allocation compensatrice, dont une personne handicapée, quelle que soit la nature de son handicap, a obtenu le maintien en application des dispositions précitées de l'article 39 de la loi du 30 juin 1975, doit être obligatoirement précédée de l'intervention de l'équipe médico-sociale chargée du contrôle de l'effectivité de l'aide, même dans le cas où cette personne ne justifie d'aucune dépense particulière relative à l'aide d'une tierce personne ; que, par suite, en retenant cette interprétation de la loi, la commission centrale d'aide sociale n'a pas commis d'erreur de droit ;

D E C I D E :

--------------

Article 1er : La requête du DEPARTEMENT DU LOIRET est rejetée.

Article 2 : La présente décision sera notifiée au DEPARTEMENT DU LOIRET, à M. X... et au ministre des affaires sociales, du travail et de la solidarité.


Publications :

Proposition de citation: CE, 28 mai 2003, n° 235300
Mentionné aux tables du recueil Lebon
RTFTélécharger au format RTF

Composition du Tribunal :

Président : M. Lasserre
Rapporteur ?: M. Philippe Lafouge
Rapporteur public ?: Mlle Fombeur

Origine de la décision

Formation : 1ere et 2eme sous-sections reunies
Date de la décision : 28/05/2003

Fonds documentaire ?: Legifrance

Legifrance
Association des cours judiciaires suprêmes francophones Organisation internationale de la francophonie

Juricaf est un projet de l'AHJUCAF, l'association des cours judiciaires suprêmes francophones,
réalisé en partenariat avec le Laboratoire Normologie Linguistique et Informatique du droit (Université Paris I).
Il est soutenu par l'Organisation internationale de la Francophonie et le Fonds francophone des inforoutes.