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§ France, Conseil d'État, 23 juin 1911, 29771

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Sens de l'arrêt : Rejet
Type d'affaire : Administrative
Type de recours : Recours pour excès de pouvoir

Numérotation :

Numéro d'arrêt : 29771
Numéro NOR : CETATEXT000007635548 ?
Identifiant URN:LEX : urn:lex;fr;conseil.etat;arret;1911-06-23;29771 ?

Analyses :

RJ1 - RJ2 - RJ3 COMMUNE - ORGANES DE LA COMMUNE - MAIRE - POUVOIRS DU MAIRE - Ventes de marchandises neuves au déballage - Loi du 30 décembre 1906 - Autorisation du maire nécessaire - Etendue des pouvoirs du maire - Autorisation refusée dans l'intérêt du commerce local.

16-02-03-01 L'art. 1er de la loi du 30 décembre 1906, portant dans son par. 1er que "les ventes de marchandises neuves, non comprises dans les prohibitions de la loi du 25 juin 1841 sur les ventes aux enchères, ne pourront être faites sous la forme de soldes, liquidations, ventes forcées ou déballages, sans une autorisation du maire de la ville où la vente doit avoir lieu" et disposant dans ses par. 2 et 3 que "pour obtenir cette autorisation, le demandeur sera tenu de fournir un inventaire détaillé des marchandises à liquider en indiquant leur importance en numéraire et le temps nécessaire pour leur écoulement", "qu'il pourra être tenu de justifier de la provenance des marchandises par la production de ses livres et factures" les maires tiennent de cette disposition de loi le pouvoir d'apprécier l'opportunité des ventes projetées et d'accorder ou de refuser les autorisations demandées, et ce pouvoir leur a été conféré, en même temps que dans un but de police, en vue de protéger les intérêts du commerce local et des consommateurs [RJ1], [RJ2], [RJ3]. Il n'est pas fondé davantage, et pour les mêmes motifs, à soutenir que le maire d'une commune a excédé ses pouvoirs en limitant à trois jours, pour des raisons tirées de la situation du commerce local, le délai pendant lequel l'autorisation de faire une vente au déballage lui a été accordée.

RJ1 COMMUNE - REGLES DE PROCEDURE CONTENTIEUSE SPECIALES - Recours au Conseil d'Etat contre les arrêtés municipaux - Frais de timbre - Recours rejeté - Frais de timbre exposés par la commune.

16-09 Dans le cas où un recours contre un arrêté municipal est rejeté, les frais de timbre exposés par la commune, à qui le pourvoi a été communiqué, doivent être mis à la charge du requérant [RJ1].

Références :


1. Cf. Affaires analogues : Maufras c/ Maire de Dinan, 29221. 2. Maufras c/ Maire de Saint-Malo, 29220. 3. Maufras c/ Maire de Lorient, 29002 et 30441, 1911-06-23, p. 701


Texte :

Références :

LOI 1841-06-25
LOI 1906-12-30 ART. 1 par. 1 à par. 3


Publications :

Proposition de citation: CE, 23 juin 1911, n° 29771
Publié au recueil Lebon
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Origine de la décision

Date de la décision : 23/06/1911

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